Burning Witches – LIVE REPORT 

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Paris, Backstage By The Mill – 26 janvier 2024.

Burning Witches : Le heavy metal au plein cœur de Paris

Burning Witches


Escapade parisienne pour les Suissesses de Burning Witches, en pleine tournée européenne avec Witches and Kings tour Tour. Elles sont venue défendre leur dernier album Inquisition.
Une date attendue par les fans de heavy metal « traditionnel », curieux de voir si la réputation live du quintet tient vraiment toutes ses promesses.

Burning Witches

Une entrée en matière sans détour pour Burning Witches

Salle (presque) comble, public hétéroclite mais clairement acquis à la cause heavy. mains levées avant même la première note. L’intro résonne, les lumières s’éteignent, et nous y sommes instantanément.

Le groupe déboule sur scène avec assurance et simplicité. Pas de mise en scène théâtrale excessive : ici, c’est la musique qui parle. Les premières notes claquent, nets, précises, et la machine est lancée.

Laura Guldemond, en frontwoman guerrière

Au centre de cette scéne trop petite a mon gout mais qui offre une procimitée certaine (on ne peut pas tout avoir) , Laura Guldemond la chanteuse du groupe capte toute l’attention. Voix puissante, attitude conquérante, avec une assurance bien visible. Elle ne se contente pas de chanter : elle harangue, provoque, galvanise la fosse.
À la surprise générale, elle descend chanter au milieu du public, surgissant sans prévenir. Les premiers rangs ne la voient même pas arriver.
Son registre, capable d’alterner lignes mélodiques et attaques plus rugueuses, donne une vraie signature vocale sur les titres récents comme aux classiques du groupe. Elle occupe la scène avec naturel, sans posture forcée. On sent l’expérience, la confiance, et surtout l’envie de s’amuser.

Ce qui me marque ce soir, au-delà de la puissance du set, c’est cette proximité assumée avec les fans. Burning Witches ne se contente pas de jouer : elles partagent, échangent, vivent le concert avec un public venu les soutenir. Une attitude sincère, accessible, qui renforce encore l’intensité du moment.

Burning Witches – Un groupe en acier trempé

Burning Witches, c’est avant tout une histoire de GROUPE. Et ce soir, elles sont à l’unisons. Les duels de guitares rappellent l’âge d’or du heavy metal, mais sans tomber dans le simple solo gratuit. Les solos s’enchaînent avec fluidité, complicité, sans chercher à voler la vedette à l’autre avec une technicité remarquable en etant toujours au service de leur musique.

Les titres issus du dernier opus prennent une dimension bien plus brute en live comme cela arrive souvent. Là où l’album peut paraître « neutre », la scène apporte un vrai plus. Les morceaux gagnent en impact, en intencité, presque en agressivité. On est loin d’un heavy poli : ça cogne, ça transpire…

Une salle chauffée à blanc.

Une chose est sur pour moi, pas besoin d’être au Zentih ou à Bercy pour vivre un concert.
Bien au contraire ! Ces « petites » salles apportent tellement par la proximité avec les groupes qu’il faut en profiter ! Ou pouvez vous voir passer à coté de vous en toute simplicité et partager une bière avec Courtney Cox (guitariste du groupe) 5 minutes avant le début du concert ?

Le groupe joue serré. Pas de longueurs inutiles, pas de discours interminables. L’énergie est constante, maîtrisée. Burning Witches donne l’impression d’être toujours à 100 %, avec cette sincérité qui fait la différence entre un bon concert et une vraie claque.

Au fil du set, le Backstage devient un véritable chaudron. Les premiers rangs, au plus proche du groupe, jusqu’à pouvoir les « toucher », réagissent à chaque interaction du groupe. De vrais fans sont là, pas simplement un public passé voir ce qu’il se passe sur cette scène. Les poings se lèvent, les corps se compressent au rythme de la musique. L’ambiance reste bon enfant mais intense, typique des concerts heavy où la communion prime sur la posture, dans cette salle si atypique pour des lives.

En conclusion – le heavy metal de Burning Witches est assumé comme on aime !

Avec le recul, ce qui frappe, c’est l’absence totale de compromis. Burning Witches ne cherche pas à moderniser son son pour plaire à tout le monde. Elles revendiquent un heavy metal classique, direct, assumé. Et dans une époque où certain cherche à explorer d’autres son avec plus ou moins de reussite pour elargir leur odience, les Burning Witches vont au bout de leurs plaisir avec un son assumé pleinement.

Paris ne s’y trompe pas. L’ovation finale est massive, méritée. Les musiciennes quittent la scène sous des applaudissements nourris, non sans avoir auparavant fait monter une jeune fan pour immortaliser une photo souvenir. Elles laissent derrière elles des sourires accrochés aux visages. Laura donnera même rendez-vous aux fans devant le stand de merchandising pour signer albums et t-shirts, ou simplement poser pour une photo. Que du bonheur !

Burning Witches ne sont pas une simple curiosité de la scène metal. Elles s’imposent, date après date, comme une valeur sûre du heavy européen. Et ce passage parisien en est la preuve éclatante.

SET LIST du concert parisien

  • Soul Eater
  • Shame
  • Dance With the Devil
  • Maiden of Steel
  • The Dark Tower
  • Sea of Lies
  • Inquisition
  • Release Me
  • Black Widow
  • Evil Witch
  • Lucid Nightmare
  • The Witch Circle
  • Hexenhammer
  • Wings of Steel
  • The Witch of the North
  • Rappel.
  • Burning Witches

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Hammer King : Paris couronné

Elina (fan du groupe) & Hammer King @Paris 2026 @kikevist_Thierry @Rock Hell Mag

Il y a des concerts qu’on attend par curiosité. Ce qui etait mon cas clairement. Découvrir l’univer d’ Hammer King faisait partie de mon plaisir lors de cette soirée et de voir en live un groupe que je connais mal.

Le power/heavy metal « royal » des Allemands a trouvé à Paris un terrain à conquérir, mais encore fallait-il transformer l’essai.

L’entrée des rois

Dans la salle clairessemé en attent de cette première partie, ça parle, ça débat sur les derniers albums, ça arbore fièrement patches et t-shirts à l’effigie pour certain du “King”.
Quand l’intro retentit, l’atmosphère bascule. Les lumières tombent « un peu trop meme », les premiers accords claquent, le groupe arrive en premier pour laissé ensuite la place au king. Hammer King se met en marche.

Pas de demi-mesure : c’est direct, calibré pour la scène. On sent cependant un léger temps d’adaptation du côté du chant, le King mettant quelques morceaux à vraiment trouver sa pleine puissance. Une fois lancé, en revanche, la machine est en route et ne faiblit plus.

HAMMER KING 2026 @kikevist_Thierry @ROCK HELL MAG

Un show qui ne se prend pas au sérieux (et ça fait du bien)

Ce qui m’a marqué, c’est à quel point le groupe joue le jeu à fond. Le chanteur échange avec le public, balance quelques mots en français, et ça suffit à créer un vrai lien. On sent qu’ils sont là pour partager un moment, pas juste dérouler une setlist.

Et puis il y a ce côté théâtral, presque kitsch par moments… mais totalement assumé. Le fameux marteau, les attitudes, les poses héroïques, ça pourrait être too much, mais en live, ça passe crème.

Une machine très bien rodée

Musicalement, c’est carré. Les riffs sont efficaces, les refrains restent en tête, et surtout, ça fonctionne parfaitement en live. Ce n’est pas le genre de concert où tu analyses chaque note — c’est plutôt le genre où tu te laisses embarquer.

À plusieurs moments, je me suis surpris à hocher la tête sans même m’en rendre compte. Et autour de moi, c’était pareil : le public était clairement dedans.

Pour une vraie communion avec le public

Ce que je retiens principalement, c’est l’ambiance. Pas de prise de tête, pas de posture, juste du fun avec un groupe accessible.

Les gens chantent, réagissent, sourient… et ça fait plaisir.

On est loin d’un concert froid ou technique. Ici, c’est vivant, chaleureux, presque familial dans l’esprit. Une vraie bulle metal où tout le monde est là pour la même chose : prendre simplement du plaisir !

Mon ressenti

Je ne vais pas dire que Hammer King réinvente le genre. Ce n’est pas le but. Mais en live, ils ont cette capacité à te faire passer un bon moment, sans calcul… et c’est exactement ce que j’attendais.

La SET LIST de Hammer King

  • King for a Day
  • Make Metal Royal Again
  • Kingdom of Hammers and Kings
  • Pariah Is My Name
  • König und Kaiser
  • Major Domus
  • Hammerschlag
  • Danger Zone (Kenny Loggins cover)
  • Hoheitsgebiet
  • Kingdom of the Hammer King
  • The Last Kingdom (outro)

Merci à Garmonbozia pour cette accréditation

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