L’ouverture des portes
Nous y revoilà enfin au Hellfest !
C’est toujours avec une certaine excitation que j’arrive sur ce festival, mais aussi avec l’appréhension d’oublier des objectifs, des batteries, cartes mémoires…. et la « pression » pour que les lecteurs d’ERROR404 puissent découvrir avec la plus grande sincérité possible ma vision à travers mes images et mes articles, cette édition 2024 qui sera à titre personnel ma 10ème.
Comme j’aime à le dire « n’oublions jamais que nous sommes des privilégiés au Hellfest « d’avoir ce pass media !
On se doit d’être à la hauteur.
Bref, j’arrive au guichet pour récupérer mon pass photographe à l’espace media, juste le temps de saluer les copains pour vite découvrir la beauté du site dont je ne me lasse pas. Bien sûr la grande nouveauté que nous cherchons tous en arrivant : LA GARDIENNE DES TÉNÈBRES ! « we salute you »

14h57 : Les premiers live commencent dans 1h30 et déjà le merch officiel du Hellfest est bondé. Plus d’1h45 d’attente pour acheter son tee-shirt 2024 ! Ça reste un gros point noir pour moi.

Déjà l’heure des choix
Comme toujours, en arrivant au hellfest, j’ai ma liste des concerts à photographier sans oublier de les écouter….
Mes deux premiers groupes sont programmés à la même heure.
Komodrag and the Mounodor qui va se produire à La Valley et Asinhell qui va ouvrir la Mainstage 1. Deux styles compléments différents.
Cela arrive souvent que nous devions faire des choix, alors commençons « en douceur » et surtout soyons « stratégiques »!
La Valley reste compliquée d’accès pour les photographes, et beaucoup vont faire le choix de la Mainstage 1. En arrivant 30 minutes avant le live, je peux être dans la première vague et ressortir du bon côté pour essayer d’enchainer avec la Mainstage 1.
C’EST PARTI !
Komodrag and the Mounodor
Pour rappel, on assiste à la fusion de Komodor (Doaurnenez) et de Moundrag (Paimpol), qui va donc regrouper 7 excellents musiciens venus des Etats Unis.
Je dois avouer être plutôt très heureux de mon choix. Jamais simple d’être le groupe qui va ouvrir une scène comme la Valley qui reste toujours particulière avec une programmation plus Stoner/Rock que les autres scènes.
Cette prestation a été une belle opportunité pour Komodrag and the Mounodor de mettre en avant leur style auprès d’un large public qui était bien au rdv de l’ouverture de la Valley.
On notera la prestation du charismatique guitariste. On assiste à un remarquable concert rock énergique qui montre que ce style de groupe a toute sa place en enfer!





Comme quoi le rock a encore toute sa place au Hellfest !!!
Asinhell
Ce groupe, représente déjà un moment fort pour les amateurs de death metal et une occasion unique de voir de près Michael Poulsen, leader incontournable de Volbeat.
Mais ne nous y trompons pas, Michael est bien là comme « simple guitariste » d’Asinhell qui est venu délivrer du bon deathmetal. Par contre, soyons honnêtes, sans lui à la guitare, serions nous aussi nombreux ? J’en doute !
Avec leur énergie brute, le groupe apporte un souffle d’authenticité et de puissance. Pour ceux qui cherchent à retrouver le death metal dans sa forme la plus pure et intense, Asinhell est une expérience qu’il ne fallait pas rater ce premier jour sur la Maintstage1. Chaque riff, chaque frappe de batterie et chaque hurlement résonnent comme un hommage vibrant aux origines du death metal scandinave.
Asinhell : des débuts prometteurs
Bleed From Within
Il est déjà 17:15 et Bleed From Within arrive sur la Mainstage2 pour nous livrer un live de haute volée de 40 minutes.
Ce groupe écossais de deathcore/metalcore, a réussi son passage avec une setlist percutante, avec bien endentu des titres de leur album Shrine.
Espérons que le passage un peu court de Bleed From Within au Hellfest aura un impact important dans la progression du groupe, pour se démarquer des groupes qui essayent d’être parmi les acteurs incontournables de la nouvelle scène metal.






Un groupe qui cherche encore à se faire une place…
Slaughter To Prevail
Comme un coup de poing en pleine gueule !
Ils nous avaient donné rdv pour le plus grand « Wall of death » jamais réalisé au Hellfest…
Certainement le concert que beaucoup attendaient lors de cette première journée. Il n’en fallait pas plus pour que la Mainstage1 soit blindée !
Ce groupe Russe vivant en Amérique est dingue. Ils nous ont proposé de la folie pour marquer leur passage. Il dégage une telle puissance communicative qu’ils vont nous transporter pendant 45 minutes. Là, on ne rigole plus !
Dévoilant ses tatouages, Alex Terrible a mené les fans dans une véritable frénésie. Les riffs lourds et puissants des guitares ont littéralement électrisé l’atmosphère. Ce live s’est imposé sans aucun doute, comme l’un des moments les plus forts de cette édition 2024. Moi je garde toujours une réserve sur l’histoire du groupe et son chanteur…
Un des moments forcément très attendu a été leur tentative de créer le plus grand « Wall of death » jamais vu dans l’histoire du festival. Slaughter To Prevail a donc essayé temps bien que mal vu la foule, de scinder la foule en deux énormes groupes avant de les faire s’élancer l’un contre l’autre, visant à établir un « possible » record pour le festival.
Record ou pas, franchement, on s’en fout un peu ! On a passé un super moment avec Alex le terrible et sa bande de fous furieux.








Alex le terrible n’a jamais aussi bien porté son nom !
Dolch
un groupe à suivre de très près
Retour au Temple pour un changement radical d’univers musical.
Dolch est un groupe obscure dans le style Doom. Il apportera avec lui un univers sonore énigmatique, où s’entrelacent, puissance et atmosphères mystiques.
En mêlant lenteur, et émotions sombres, et une mise en scène super sobre mais profondément évocatrice, pour nous transporter dans un monde où le temps semble suspendu.
Dolch à trouver un public qui comprend et apprécie la complexité de leur musique, un public en quête de nouvelles expériences, prêt à se laisser porter par cette atmosphère envoutante.
Une belle idée que d’avoir programmé Dolch lors de cette édition 2024 ! Je vais les suivre avec intérêt.
Une identité musicale énigmatique
Ice Nine Kills
Quand le metalcore rencontre l’horreur.
Petit rappel ! Fondé en 2002, Ice Nine Kills s’est distingué par sa capacité à marier un metalcore avec des éléments inspirés de films d’horreur emblématiques, allant de Halloween à American Nightmare, en passant par Scream ou encore American Psycho.
Le groupe a parfaitement réussi son passage au plus prés du public de la Mainstage 2, par sa folie.
Mené par le chanteur, Spencer Charnas va opter très souvent pour des accessoires de personnages emblématiques de l’horreur, recréant ainsi, l’ambiance des films que le groupe cherche à célèbre.
Avec leur esthétique, leur maîtrise scénique et leur setlist engageante, le groupe a clairement créé une ambiance à part, mêlant frissons et adrénaline. Pour les amateurs de metal « traditionnel », leur concert a clairement marqué ma première journée et peut être, bien plus encore !
Une mise en scène horrifique et captivante
Brujeria
Voilà un concert qui s’annonçait comme l’un des plus attendus de cette édition 2024.
Ce collectif controversé, fusionne le death metal, et thématiques sociales percutantes. Il vient nous délivrer un message politique à un public d’abord curieux, puis qui va être complètement conquis.
Avec leur musique violente et leurs textes tranchants, Brujeria ne recule devant aucun tabou. Le groupe aborde en espagnol, des sujets autour de la violence, la drogue, le système carcéral, l’immigration et les luttes sociales. Un programme bien d’actualité !
Leurs morceaux sont bien lourdes. La voix agressive, du leader du groupe, Juan Brujo, ajoute une dimension encore plus percutante à leurs titres, créant un effet de choc qui amplifie le poids de leurs paroles.
Lors de cette prestation au Altar, ils cultivent à merveille le mystère en apparaissant masqués, comme pour ajouter encore plus une dimension théâtrale. Cette mise en scène rappelle les influences de la « narco-culture » qu’ils dénoncent dans leurs chansons, avec une ironie mordante à la posture provocatrice.
Que l’on aime, ou pas, Brujeria ne laisse pas indifférent.







Une voix pour les opprimés et les marginalisés
Depuis notre article, malheureusement plusieurs membres de Brujeria sont décédés!
Kerry King
Le retour d’une légende du thrash metal
Lors de la divulgation de la line-up Hellfest 2024, une bonne nouvelle, le retour inattendu de Kerry King connu comme le co-fondateur et guitariste emblématique de Slayer.
Depuis la dissolution de Slayer, le guitariste est resté discret, mais les rumeurs d’un projet solo était bien là.
En 2024, ce projet solo prend vie, et le Hellfest sera l’une des premières scènes à accueillir la nouvelle aventure de Kerry King.
Il est toujours autant showman et charismatique. Le Hellfest est un moment particulier pour le groupe qu’il a constitué à son image. Un concert intense, où chaque riff et chaque solo font frissonner la foule. Le Hellfest est connu pour célébrer les légendes du metal, et Kerry King s’inscrit parfaitement dans cette tradition !
Vraiment une top performance de l’ensemble du groupe !
La légende continue…
Sylvaine
Un univers unique !
Une belle performance qui a réussi à créer une atmosphère empreinte de mystère.
Sylvaine artiste Norvégienne, de son vrai nom Kathrine Shepard, est l’une des figures montantes de la scène metal, et son passage au Hellfest a confirmé son statut d’artiste qui devient incontournable.
En combinant un son envoûtant et une voix « angélique », Sylvaine a su offrir une expérience musicale unique. Pour les amateurs de ce style de musique, ce concert a été une invitation à se perdre dans un monde où l’émotion et la puissance se rencontrent.
Une bien belle rencontre et une découverte pour moi !
Une performance visuelle et sonore immersive
Shining
Niklas Kvarforth : une présence scénique troublante…
La prestation de Niklas Kvarforth et son groupe ont prouvé qu’ils sont bien un groupe de black metal.
Ce concert a offert aux fans une plongée dans le noir au sens propre comme au figuré (pas top, pour les photos), le tout sublimé par une musique d’une rare puissance.
La setlist sélectionnée par le groupe pour ce live est un mélange de leurs classiques et de compositions plus récentes, offrant un large panorama de l’évolution du groupe.
La voix rauque et tourmentée de Kvarforth le leader incontestable de Shining ajoute à chaque titre un cri brut de désespoir et de rage.
Un groupe qui reste dans la provocation et la confrontation ! On peut aimer, ou pas …
Un voyage au cœur des ténèbres
All Them Witches
une performance au carrefour du rock psychédélique et du blues !
Passage par la Valley pour un changement radical avec All Them Witches !
Grâce à leur musique intense, le groupe a démontré que le rock peut parfaitement être du voyage en enfer.
Pour les fans de musique immersive, ce concert a été un moment de pur bonheur, une invitation à lâcher prise et à se laisser envoûter. Avec cette prestation magistrale, All Them Witches a prouvé qu’ils sont des musiciens incroyables et bien plus qu’un simple groupe de rock : ils sont des maîtres dans l’art de créer des atmosphères où le temps semble s’arrêter.
Merci pour ce moment d’évasion avec vous !





Un mélange de puissance et de subtilité
Cradle of Filth
Une plongée dans les ténèbres du black metal gothique
Cradle of Filth, sont parmi les maîtres du black metal gothique. Le groupe britannique a envoûté la scène du Temple avec une prestation théâtrale qui a transporté le public dans un univers sombre que ce groupe aime défendre depuis des années. Attendue avec impatience, cette performance a permis à Cradle of Filth de prouver une fois de plus pourquoi ils sont une référence incontournable du metal extrême.
Dani Filth, vêtu de noir et maquillé de façon imposante, a occupé la scène avec son habituelle présence charismatique, délivrant une performance vocale intense, allant de ses cris aigus si caractéristiques à des murmures ténébreux bien sombres.
Un mention spéciale pour Marek “Ashok” Šmerda : impressionnant tout simplement ! J’ai vraiment adoré le suivre photographiquement !
Le guitariste de Cradle of Filth depuis 2014 est pour le moins aussi présent sur cette scène du Temple que son complice et chanteur Dani Filt.
Le groupe a choisi une setlist qui traverse plusieurs époques de leur carrière, offrant ainsi aux fans une rétrospective de leurs plus grands succès sans oublier des titres plus récents.
Des classiques tels que « Nymphetamine Fix », « Her Ghost in the Fog » et « Cruelty Brought Thee Orchids » ont fait rugir de bonheur la foule pour ce dernier concert de la journée au Temple. Les morceaux issus de leur dernier album ont montré que Cradle of Filth continue d’innover sans jamais renoncer à son style si distinctif.
Un concert incroyable sous le signe de l’horreur gothique et du black metal !
Enter Shikari
Enter Shikari et le Hellfest : une symbiose parfaite
Je pensais finir ma journée déjà bien remplie avec Cradle of Filth, mais je reçois un message de Max (un des fondateurs d’ERROR404 !) : « Thierry tu connais Enter Shikari ? Il faut absolument que tu y ailles ! » Go pour la Warzone !
Connu pour son mélange de rock alternatif, post-hardcore, et de musique électronique, Enter Shikari a su utiliser ses atouts pour créer un spectacle tout en couleur. De superbes jeux de lumière, mêlés à des projections visuelles surprenantes, ont renforcé l’atmosphère complètement dingue du concert.
Enter Shikari en a profité pour nous jouer plusieurs titres de leur dernier opus, sorti cette année, montrant une nouvelle direction plus mature mais toujours aussi percutante. Des titres comme « A Kiss for the Whole World » et « Leap into the Lightning » ont déchainé le public encore très nombreux à cet horaire tardif, prouvant que le groupe sait rester fidèle à son style tout en continuant d’évoluer…
Rou Reynolds chanteur incroyable du groupe, avec lui aussi son charisme et sa proximité, a plusieurs fois rejoint la foule pour chanter avec les fans en transe. Il a échangé avec eux, créant une complicité unique en toute sincérité. On voit dans son regard qu’il adore ça !
Merci encore à toi Max pour ton SMS, je ne le savais pas encore, mais ce concert restera un de mes meilleurs moments de communion de cette édition 2024 !
Une interaction dingue avec le public
Conclusion
Jeudi 27 Juin 2024
Comme souvent en arrivant, je me demande si je vais relancer la machine, si je vais encore aimer, si j’aurai toujours l’énergie. Eh bien, comme à chaque fois, ces doutes sont balayés dès la porte de l’enfer franchie. Je suis à la maison ! Rien, ni personne ne changera jamais cela.
Quelles que soient les conditions, les groupes que je peux ou ne peux pas photographier, le plaisir reste intact, comme il y a déjà dix ans. On ne peut pas être partout, mais qu’importe : cette première journée fut un immense plaisir. Découvrir des groupes, et comme toujours, partager ces moments avec les festivaliers reste pour moi un plaisir suprême et incomparable, surtout aux côtés de mon pote de toujours, Sandro, que je perds très souvent… mais que je retrouve aussi, heureusement !
Bien sûr, je n’oublie pas les retrouvailles avec les copains photographes, mon pot du Bar à Muscat, les responsables des pits, les mecs de la sécu Challenger… qui se reconnaîtront certainement !
Mon top de cette journée : Enter Shikari – Ice Nine kills – All Them Witches










































































