lundi, février 9, 2026

HELLFEST 2025 – Live report – Bilan global

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Retour au Hellfest pour Rock Hell Mag

Notre article sur le Hellfest 2025 n’est peut-être pas le premier à sortir, et c’est volontaire. Chez Rock Hell Mag, on préfère prendre le temps de redescendre (ou plutôt de remonter) de l’enfer. Écrire à chaud, c’est risquer de passer à côté de l’essentiel. Et cette édition 2025 mérite qu’on la digère, qu’on l’écoute encore résonner dans nos tripes, avant de poser les mots.

L’ouverture des portes du Hellfest

Hellfest

16h00 – Enfin, nous y voilà !
Comme chaque année, l’arrivée sur le site provoque une émotion toute particulière. Une fois encore, j’espère n’avoir rien oublié : que l’accès soit possible du côté où j’ai garé ma voiture, que mon accréditation ait bien été enregistrée, et surtout… que j’arrive à temps pour le concert d’ouverture de cette édition 2025 !

Quel plaisir de revenir au Hellfest pour Rock Hell Mag. Je n’oublie pas que, l’an dernier, j’avais eu l’immense privilège de couvrir le festival pour ce qui fut la dernière aventure d’ERROR404 en enfer. Le nom a changé, devenant Rock Hell Mag, mais la passion, elle, reste intacte.
Le Hellfest, lui, garde son nom. Mais soyons clairs : depuis deux ans, le festival écrit une nouvelle histoire. Moins borné, plus ouvert, plus libre. Et il l’assume à fond. Faut avoir du cran pour oser bousculer les codes, et qu’on aime ou pas, ça mérite le respect.

Après le pari Shaka Ponk en 2024, c’est Muse qui s’invite en tête d’affiche cette année. Et ouais, ça fait grincer des dents. Mais on est là pour ça, non ? Vivre, débattre, vibrer, et surtout : écouter.
Rendez-vous devant la scène.

Les choix de Rock Hell Mag pour le Hellfest 2025.

ROCK HELL MAG fait des choix – comme tout le monde.
On n’est pas là pour nourrir les polémiques, mais il nous semble essentiel d’expliquer pourquoi certains groupes n’apparaîtront pas dans nos articles. Pourtant je couvre en moyenne 15 concerts par jour..cela représente environ 60 lives sur les 4 jours.

Quand on aime on ne compte pas !

Le Hellfest, c’est une diversité incroyable de scènes et de styles. Et notre but, c’est justement de refléter cette richesse. Mais soyons clairs : on ne parlera pas des groupes qu’on n’a pas pu, ou choisi de couvrir photographiquement, pas de langue de bois.

Certains artistes ou leurs équipes refusent que certains médias comme le nôtre les photographient. Très bien. C’est tout à fait leur droit. Mais c’est aussi le nôtre de ne pas parler d’eux. Car pour nous, écrire un article sans image, sans émotion captée sur scène, ça n’a aucun sens. On ne va pas faire semblant.
« Ne nous photographiez pas, mais surtout, parlez de nous » Eh bien non !
Prenons un exemple concret : Poppy.
Refus total de laisser entrer le moindre photographe… mais à trois mètres de là, des dizaines de smartphones brandis, sans aucune restriction. Cherchez l’erreur.
Franchement ? C’est ridicule.

Et pour ne rien arranger, le concert n’était vraiment pas au niveau. On peut avoir une esthétique léchée, mais si l’énergie est fausse… ça sonne creux. À un moment, faut redescendre : ce genre d’attitude, que ça vienne de l’artiste ou du management, c’est totalement à côté de la plaque.
Et voilà, j’ai quand même fini par en parler. Lol

Rock Hell Mag vous respecte, et surtout, on respecte la musique avec la passion qui nous anime.
Oui, certains de ces groupes sont incroyables, iconiques même. Mais, il est temps que certains managers se rappellent que le rock, la musique, le live — c’est du partage.
Pas seulement pour ceux qui ont réussi à choper une place pour le Hellfest, mais aussi pour ceux qui n’ont pas pu venir, qui vivent le festival à travers nos images, nos mots.
Désolé, mais chez Rock Hell Mag, on parle de ce qu’on voit, de ce qu’on vit pour le partager avec un maximum de sincérité.

Hellfest 2025 « out of bounds »

Parlons de l’ambiance du Hellfest 2025

Pour commencer mes premières impressions, cette édition fut une fois encore un vrai bonheur à vivre et à partager !

La chaleur de l’enfer !

LA grande vedette annoncée de cette édition, s’est donc invitée comme pour nous dire : « Bienvenue au festival de l’enfer, les amis ! »
Franchement, vu les températures, chapeau à l’organisation : gérer une marée humaine en fusion, ce n’est pas rien, et ils s’en sont sortis comme des chefs. Bon, un ou deux points d’eau en plus n’auraient pas fait de mal — nos verres criaient « pitié », et nos gorges aussi !

Et bien sûr, impossible d’oublier les deux murs d’eau — passage obligé (et même vivement recommandé plusieurs fois par jour) pour se rafraîchir un bon coup avant de migrer d’une scène à l’autre.

Un vrai « car wash » pour festivaliers surchauffés. On en redemandait à chaque passage

Celui qui a sans doute le mieux résumé cette chaleur, c’est le chanteur – pourtant Australien – de The Southern River Band , qui a lâché : « Je n’ai jamais eu aussi chaud… sauf peut-être chez nous, à Perth ! »
À noter que le groupe a littéralement mis le feu à la Mainstage 1 avec une prestation survoltée. Franchement, j’ai adoré : de l’énergie, du son, de la sueur… et un public nombreux au rdv!


Un grand bravo aussi aux équipes de secouristes, très souvent sollicitées et toujours présents, avec le sourire en prime.
Entre coups de chaud, petits malaises et grosse « fatigue », ils ont assuré sans relâche.
On peut tous les remercier !

Sans oublier les équipes incroyables de challengers, toujours là pour nous accueillir après un slam enragé, nous sortir tout simplement de la fosse quand la chaleur devenait vraiment étouffante (surtout sous l’Altar et le Temple) – Ou nous rafraîchir à leur façon…

HELLFEST 2025 – UNE HISTOIRE DE PROGRAMMATION

Peu importe votre « religion » — black, death, doom, punk, stoner, Hard rock, Heavy metal, hardcore , etc…— votre style a été représenté, plus ou moins bien selon vos attentes.
Comme chaque année, la programmation a fait des heureux… et des déçus. C’est le jeu que nous devons respecter chaque année: impossible de contenter tout le monde quand l’enfer présente autant de visages.

Comme très souvent, chaque journée du Hellfest semblait suivre une orientation musicale particulière. Mais cette année, j’ai trouvé que c’était encore plus marqué que les éditions précédentes avec de vrais choix tranchés.

Jeudi 19

Déjà, bravo pour le choix de Skindred en ouverture du jeudi à 16h30 sur la Mainstage pour cette édition 2025.
Ce n’est jamais simple d’ouvrir un festival, mais avec Skindred, c’est du solide pour lancer les hostilités comme personne, avec de suite une ambiance de folie dès les premières notes.

Une vraie décharge d’énergie pour démarrer le week-end en beauté.

Lors de cette première (demie) journée, on notera une affluence dingue, digne d’un dimanche.
Déjà beaucoup de mal à circuler. Les autres années cela m’a semblé plus « calme ».
Comme quoi il n’y a pas de certitude. De mon côté j’ai vraiment apprécié de pas avoir le temps de justement prendre mon temps.

Mais pour vraiment voir l’ambiance que l’on recherche il a fallu attendre tout de même le passage de AIRBOURNE comme une évidence !


Comment ne pas sortir du lot de cette journée JINGER, toujours porteuse d’une énergie incroyable : une vraie référence !

Et que dire du concert complètement fou d’Electric Callboy ?
Le groupe a littéralement enflammé la Mainstage2 à 1 heure du matin… et croyez-moi, nous étions encore très nombreux à attendre ce moment.
Aucun regret, même si la soirée s’est terminée très tard, pour une première !

Concert du Hellfest dispo sur Arte TV


Au Hellfest, les jours passent, mais aucun ne se ressemble vraiment.

Vendredi 20

Rien à voir avec la première journée : mais où étaient passés les festivaliers ? Jusqu’à 16h, on circulait tranquille d’une scène à l’autre. Il faut dire que la chaleur était écrasante.
À midi, c’était même inédit : personne ne mangeait… sauf aux deux stands qui cartonnaient avec leurs glaces. Clairement the place to be de cette édition 2025 !


Gros coup de cœur pour cette excellente idée : une journée entière dédiée aux frontwomen et aux groupes 100 % féminins, avec une Mainstage2 qui leur appartenait de bout en bout. Une vraie mise en lumière, bravo !

Cette journée fut une vraie réussite avec la prestation surprenant de Within Temptation comme je ne les avait jamais vus. Sharon a vraiment tout donner pour notre plus grand bonheur.

Je vais également rester sur les prestations de cette journée avec Burning witches qui m’a bluffé sur la scène de l’Altar, là aussi par leur énergie et les visuels très réussis. Castle Rat a fait un vrai show (du matin) comme on n’en voit pas souvent à la Valley.


Il y a aussi des (grosses) déceptions… Heilung, que j’ai adoré voir plusieurs fois, n’a pas du tout trouvé sa dimension sur la Mainstage, bien trop grande pour eux — surtout après Muse.
Le contraste de style, que j’apprécie d’ordinaire au Hellfest, m’a cette fois complètement cassé l’ambiance.

Heilung @Hellfest2025 @kikevist_Thierry @Rock Hell Mag

J’aurais dû passer par la Warzone : tous les festivaliers en parlaient, le retour des Sex Pistols et de Frank Carter était tout simplement incroyable !

Samedi 21

Le Hellfest prend des allures plus classiques : une programmation résolument heavy metal, laissant un peu moins de place aux découvertes. C’est du moins ce que je pensais… jusqu’à 23h55, où une surprise de taille viendra me faire mentir (j’y reviendrai).

Au Hellfest, la règle reste la même : être curieux, et la pépite finit toujours par surgir.

C’est donc à nouveau, sous une chaleur écrasante, que ma journée démarre par l’interview de NEWT, un groupe français promis à jouer quelques heures plus tard sur la scène à l’entrée du festival « La Hell Stage ». Merci à Alexandre M&O Music pour l’organisation !

À peine le temps de souffler qu’un message tombe sur mon téléphone : « Grouille-toi, tu rates un super groupe ! »

Direction la MainStage1, et la claque est immédiate avec The Southern River Band. Un démarrage de journée comme on les rêve au Hellfest : intense, et inoubliable pour ceux qui aiment le style AC/DC.

Et BOUM, nouvelle surprise dans la foulée sur la Mainstage 2 avec Freak Kitchen. Je me dis alors que la journée sera top… mais finalement, ce sera mon dernier vrai moment sur les Mainstages, avec tout de même la remarquable prestation de Beyond The Black.

Cap sur la Warzone, fidèle à sa réputation de chaos total pour découvrir The Chisel.
Le chanteur, dans une folie totale, s’est littéralement ouvert la tête avec son micro. Résultat : du sang coulant sur son front durant tout le reste du set, comme un symbole brut de l’énergie sauvage de cette scène.

The Chisel @Hellfest2025 @kikevist_Thierry @Rock Hell Mag

Le reste de ma journée s’est déroulé principalement entre l’Altar, le Temple et la Warzone, sans véritable coup de cœur… à l’exception de Terror, qui a littéralement retourné la Warzone.

23h55, direction l’Altar pour découvrir Leprous. Un set tout simplement incroyable. Une voix qui donne des frissons, une intensité rare. J’ai savouré chaque minute de ce moment, qui entre sans hésitation dans mon top 3 du Hellfest 2025… avant la dernière journée !

Leprous sera une découverte inoubliable !

Dimanche 22 last day !

C’était LE jour que tout le monde attendait : le come back de Linkin Park au Hellfest.

Mais dans les esprits, un doute planait. Seront-ils présents ?
La veille, leur concert de Zurich avait été annulé, semant l’inquiétude dans les rangs des festivaliers. Tout le monde a vite été rassuré avec les balances sons réalisées par le groupe le matin même, avant l’ouverture des portes de l’enfer.

Enfin une journée où l’air devient plus respirable, un soulagement partagé par tout les festivaliers.

Pour moi, elle démarre photographiquement avec Novelists.
Cette édition 2025 ressemble décidément à un sans-faute : chaque ouverture de journée est un choix gagnant. Le groupe français, a tout pour s’imposer comme une référence sur la scène nationale — et, je l’espère, au-delà de nos frontières.
Dès les premières notes, Camille, la chanteuse du groupe, irradie la scène de son énergie, emportant avec elle le public réuni ce dimanche matin.

Une journée résolument placée sous le signe du metalcore, du nu metal, et même, par instants, d’un “rap/hip hop metal » inattendu.
Pas vraiment mon terrain naturel… et pourtant, j’y ai pris certaines des plus grosses claques de ce Hellfest 2025.
Impossible de ne pas parler de Blackgold: le groupe indépendant américain a relevé avec brio le défi de la Mainstage1 ainsi que Motionless in white. Dans un tout autre registre, Guilt Trip a fait trembler la Warzone.

Et puis… Gutalax. Probablement le groupe le plus barré — et le plus drôle — de la planète, qui revendique sans complexe pouvoir “jouer 600 chansons en seulement 40 minutes”.
Leur fan base est incroyable, pour une ambiance garantie ! Un moment aussi fou qu’inoubliable.

Rarement un concert m’a fait autant éclater de rire : Gutalax a transformé la scène en un véritable délire collectif.

Place à mes chouchousSAÂRGOTH

Shaârghot @Hellfest2025 @kikevist_Thierry @ROCK HELL MAG

Visiblement, je suis loin d’être le seul fan de ce groupe à l’univers post-apocalyptique bluffant de réalisme en live.
Étienne est une véritable bête de scène, épaulé par son complice Bruno à la guitare, tout aussi impressionnant. Leur set a littéralement fait explosé le Temple : on aurait largement pu en remplir deux, tant il y avait du monde, jusque dehors, à suivre le concert sur l’écran géant.


Je l’avoue : compliqué de rester objectif quand on est, comme moi, un fan absolu depuis des années. Mais là… quel concert ! Le groupe mériterait clairement une place sur la Mainstage, en fin de soirée, vers 1h du matin, pour que leur univers prenne toute son ampleur.

Impossible de ne pas citer également Cypress Hill : leur concert a marqué la journée, porté par l’incontournable “Jump, Jump !” qui a fait bondir toute la foule.

Cypress Hill @Hellfest2025 @kikevist_Thierry @Rock Hell Mag

Le meilleur du Hellfest pour finir

Falling In Reverse @Hellfest2025 @kikevist_Thierry @Rock Hell Mag

Falling In Reverse — comment décrire un groupe capable à la fois de vous surprendre, de vous prendre par la main et de vous donner la chair de poule ?
J’ai vu de nombreux concerts dans ma vie, mais celui-ci… un véritable must, qui restera gravé à jamais.
Je ne connaissais pas ce groupe, et c’est exactement ça, le Hellfest : prendre le risque de se laisser surprendre. Cette journée m’a une fois prouvé qu’il faut parfois quitter sa zone de confort pour tomber sur des découvertes mémorables.

Depuis le 22 juin 2025, je ne peux plus me passer de leurs albums : ils tournent en boucle sans fin !

Pour cloturer cette édition sans fausse note

Les derniers live ont toujours ce goût d’au revoir, et cette édition 2025 ne fait pas exception. Nous sommes épuisés, mais heureux, partagés entre la joie d’avoir vécu ces moments et la tristesse de devoir retourner à notre quotidien, en attendant une année entière avant de se retrouver.

Linkin Park clôture cette superbe édition pour moi, et cette fois, le sublime feu d’artifice tant attendu illumine cette fin de soirée.

Aucune fausse note : juste un final magistral pour dire au revoir au Hellfest 2025.

Feu d’artifice @Hellfest2025 @kikevist_Thierry @Rock Hell Mag

Conclusion

Ressenti général

Le positif :
– Tout simplement heureux d’avoir une fois de plus participer à cette édition avec l’accréditation qui nous offre le privilège de vous proposer ce retour d’expérience et essayer de vous faire replonger dans l’ambiance que nous aimons.
– Fidèle à sa réputation, le Hellfest propose une programmation toujours plus riche et diversifiée, capable de surprendre à chaque coin de scène.
– Une évolution certaine et assumée par les organisateurs d’ouvrir la porte des groupes « différents ».
– Bonne gestion globalement de la chaleur avec des équipes au top
– Ouverture de Mainstage2 le vendredi aux femmes


Les améliorations possibles :

– Question qui peut fâcher : dans deux ou trois ans, qui se souviendra vraiment du passage de Muse au Hellfest 2025 ?
– Pourquoi cette avancée de scène sur la Mainstage1 réservée uniquement à Muse et Scorpions ? Ce serait tellement mieux si tous les groupes pouvaient en profiter et aller au plus près des fans. Déjà que les MS sont blindés, on perd énormément de place non ?
– Autre point noir : Les prix de certains stands de restauration, qui deviennent franchement abusifs, un vrai foutage de gueule.
– Et que dire de (certains) la nouvelle sécurité privée ? Pas du tout dans l’esprit. Inflexibles, parfois bornés, sans aucune logique. Quand on vous empêche de faire trois mètres pour passer du bon côté, et qu’on vous balance un “c’est comme ça et pas autrement”, résultat : 20 minutes de marche imposées pour contourner, sympa en fin de journée… »

Impressions sur l’ambiance globale


Le positif :

– Une fois de plus, l’ambiance et les rencontres étaient au rendez-vous. C’est ça, la vraie force du Hellfest, au-delà même de la programmation : on vient aussi pour partager.
– Pour ma part, je reste fidèle à l’ambiance du bar à muscat. On y est toujours bien accueilli et les belles rencontres sont au rdv.


Les améliorations possibles :

– Il faut aussi être réaliste : certains publics, certains fans, ont parfois du mal à cohabiter ou à se comprendre. Il est évident que Muse et Linkin Park attirent énormément de monde, mais ces fans ne sont pas forcément habitués à une fosse metal. On entend régulièrement des accrochages du type : “Ne poussez pas !”, “On est trop serré !”, “Ils nous emmerdent avec leur slam !”, et ainsi de suite...
– La chaleur peut vite devenir insupportable sous l’Altar et le Temple, au point de casser un peu l’ambiance. Résultat : le public est parfois moins réactif, et certains finissent par ne pas rester jusqu’au bout.

Attentes pour l’édition suivante.


– Continuer à faire confiance au organisateur. On a envie de revivre cette aventure encore et encore
– L’enfer est magnifique quand règnent l’esprit collectif des métaleux et le partage
– Que le passage au merch officiel soient plus rapide
– Toujours l’envie de découvrir donc, pas forcement d’attentes !

Merci tout simplement !

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