XTREM FEST – J1 – Live report

-

Après plusieurs semaines à attendre ce rendez-vous incontournable de l’été, l’Xtrem Fest est enfin de retour à Cap’Découverte pour une treizième année.
Pendant trois jours, le site tarnais va vibrer au rythme du metal, du hardcore et du punk sous un soleil de plomb !

==> Petite nouveauté cette année : le festival se dote d’une application mobile particulièrement pratique, regroupant le running order, le plan du site, les informations pratiques et toutes les actualités du festival. Un vrai plus qui facilite grandement la vie des festivaliers.

Une arrivée la veille au XTREM FEST sous 40°C

J’arrive sur le site mercredi à 14h. Le camping n’ouvre qu’à partir de 18 heures. Il faut donc patienter plusieurs heures sur un parking en bitume, en plein soleil. L’attente paraît interminable sous une température avoisinant les 40°C. Je sympathise avec mes voisins et me réfugie à l’ombre sous leur tonnelle, parce que la température atteint 50° dans le van. Autant dire que cette première mise en bouche est éprouvante !

18h, on peut enfin se garer sur le camping van et se poser. Direction le camping pour faire du repérage et accéder aux sanitaires et douches. Une soirée est également organisée pour fêter l’ouverture de cette treizième édition. Une buvette est présente pour l’occasion. Parfait pour pouvoir se rafraichir après une journée aussi caniculaire.

Dès 9 heures, direction la billetterie afin de récupérer l’accréditation photo. J’aperçois derrière le stand deux immenses créatures gonflables qui prennent lentement forme et qui accueilleront bientôt les festivaliers à l’entrée du festival.

Le site a quelque peu évolué depuis la dernière édition.
On retrouve les trois scènes, mais disposées différemment. La MainStage elle n’a pas bougée. Elle est couverte, ce qui s’avérera particulièrement appréciable avec cette météo. La petite scène, l’Estafette, plus intimiste est maintenant de l’autre côté du site, proche de la sortie ; et la désormais célèbre Cage, qui n’accueillera qu’un seul concert par jour et promet déjà quelques moments mémorables.

Running order XTREM FEST de la première journée

Un festival bien pensé malgré la canicule

En discutant avec plusieurs habitués, un sujet revient souvent dans les conversations : le lac ! Jusque l’année dernière, il était possible d’emprunter gratuitement le télésiège et d’y descendre pour s’y baigner. Il n’est malheureusement plus en service ; son coût d’exploitation étant devenu trop important. Une vraie déception pour de nombreux festivaliers, surtout lorsque le thermomètre dépasse largement les 30°C.

Malgré cette chaleur étouffante, le site se remplit progressivement. Les ombrelles fleurissent un peu partout et chaque parcelle d’ombre est vite prisée.

Heureusement, l’organisation a parfaitement anticipé la situation :

  • plusieurs points d’eau sont répartis sur le site ;
  • de l’eau fraîche est distribuée gratuitement au bar (parfait pour remplir les gourdes) ;
  • des bénévoles sillonnent régulièrement le festival avec des brumisateurs ;
  • un tuyau d’eau permet également d’arroser les festivaliers devant la petite scène.

Avant le début des concerts, je passe par le Market pour découvrir le merchandising officiel, les stands de Pollux Asso, Hardcore Cares et de la SPA, sans oublier les boutiques de vêtements, accessoires ou tatouages éphémères. Pendant ce temps, la Radio de l’Extrême est déjà sur les ondes tandis que le stand Pollux Asso lance un blind test musical très suivi.

Bimorph

À 14h30, les Albigeois de Bimorph ont l’honneur d’inaugurer cette édition 2026 sur la petite scène de l’Estafette.

C’est Bimorph qui a la difficile mission d’ouvrir les festivités à 14h30 sur l’Estafette. Et difficile, car commencer une journée de festival sous un soleil pareil, avec une fosse encore clairsemée, n’est jamais chose évidente. Pourtant, les Albigeois ne semblent pas particulièrement impressionnés par la situation. Formé autour de trois musiciens issus du conservatoire d’Albi, le groupe est actuellement en préparation de son premier album et profite de l’Xtrem Fest pour défendre notamment son nouveau single Justice.

La scénographie reste volontairement minimaliste, avec simplement une petite pancarte en carton portant le nom du groupe, mais cela n’empêche absolument pas le trio de se donner à fond. La chanteuse alterne entre chant et violoncelle électrique, apportant une vraie personnalité au groupe, tandis que l’énergie déployée sur scène contraste quelque peu avec le public encore timide. En trente minutes, Bimorph réussit néanmoins à installer son univers et à lancer cette première journée de la meilleure des manières.

Set List : Obsidian Dust / Râ / Dear Lilith / Justice / Déshonneur / Résurgence / Blind Obedience.

Lafayette

À peine dix minutes plus tard, changement de scène avec le groupe de metalcore Lafayette !

Après Bimorph, direction la MainStage pour découvrir Lafayette, jeune formation lyonnaise créée en 2024. Malgré une existence encore récente, le groupe possède déjà un premier album, Deliver Us, sorti en mars 2025. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Lyonnais ont bien l’intention de profiter de leurs trente minutes pour montrer ce qu’ils savent faire.

Le metalcore du groupe se révèle particulièrement efficace en live. Les premiers rangs se mettent rapidement en mouvement, les pogos apparaissent et un circle pit finit par se former. Une prestation courte mais particulièrement énergique, qui confirme que l’âge du groupe ne semble absolument pas être un frein à son efficacité scénique. Une très belle découverte !

« C’est incroyable ça, y’a grave de l’ambiance ! »

Set List : A Soul With a Gun / Hell For Leather / Deliver us / Atomic Threat From The Heart / Forever Yours / Split / This Prison In Me / Accelerate

EIGA

Le rythme est assez soutenu entre deux concerts. Seulement 10 minutes séparent deux concerts. Heureusement les scènes ne sont pas loin l’une de l’autre ! Direction donc l’Estafette pour y découvrir le prochain groupe !

Les Montpelliérains d’EIGA, quelque peu attendu, livrent quarante minutes de metalcore moderne mêlant nu metal, hip-hop et influences progressives.

Le chanteur réclame un wall of death, auquel va répondre présent les festivaliers. Le chanteur Pierre Martel, va rejoindre le groupe sur scène pour interpréter avec eux le nouveau titre « Night speaks » en exclusivité. Dans la fosse, on aperçoit également la chanteuse de Bimorph venue profiter du concert parmi les festivaliers.

Le soleil tape toujours autant. Un bénévole arrose le public à l’aide d’un tuyau d’eau. Un geste particulièrement apprécié sous cette chaleur !

Set List : Primitive / Night Speaks / Archon / Rampage / Kaimon / Patience  / Steppenwolf / The Unseen / Drop Dead

Revnoir

À 16h40, c’est au tour de Revnoir de prendre possession de la troisième scène. La formation française, active depuis 2023, évolue dans un metalcore moderne auquel elle ajoute des touches de dark electro. Un mélange qui apporte une atmosphère plus sombre et électronique à leur musique et leur permet de se démarquer dans une scène française metalcore particulièrement active.

Le public répond présent et, une nouvelle fois, la fosse s’anime avec notamment un wall of death. Ayant déjà eu l’occasion de voir Revnoir à deux reprises, au We Metal Fest puis au Plane’R Fest, je décide cette fois de ne pas rester pendant l’intégralité du set. Après plusieurs heures passées sous un soleil particulièrement agressif, une pause s’impose également pour pouvoir tenir jusqu’au bout de la journée.

Direction donc le stand du festival pour une glace à la vanille locale des Fruits de Nos Jardins, accompagnée d’un café.

Set List : The pact / Bang bang / Red ice / Into quiet / Night terror / Revenge / Alchemised / Crève / New World / In limbo 20mg

Restauration au Xtrem Fest

Direction le stand restauration sucrée du festival pour aller chercher une glace et un café afin de récupérer quelques forces avant la suite des hostilités.

Mention spéciale à la glace artisanale à la vanille des Fruits de Nos Jardins d’Albi, particulièrement bienvenue. Les tarifs sont plutôt raisonnables, que ce soit sur les boissons ou sur les produits sucrés proposés par le festival. La glace est au tarif de 3e, le café 1e et les crêpes sont entre 2,80 et 3,30e. Niveau boisson, il faut compter au minimum 3,40e pour une bière en 25cl ou 6,50e pour une pinte. Les softs sont quant à eux à 3e en 25 cl et 6e en 50 cl.

Il faurdra également compter 2e supplémentaire pour la cinsgne du gobelet. Cependant, le festival a fait le choix de ne pas faire d’eco-cup personnalisés aux couleurs de l’Xtrem Fest, dans une démarche écologique.

Grandma’s Ashes

Après cette petite pause salvatrice, retour devant l’Estafette avec Grandma’s Ashes. Le trio parisien, exclusivement féminin, n’en est plus à ses premières armes et a déjà eu l’occasion de se produire sur de belles scènes, notamment au Motocultor, au Hellfest ainsi que dans de nombreuses salles parisiennes.

Les trois musiciennes semblent particulièrement heureuses d’être là et affichent une belle énergie dès les premières minutes. Leur rock teinté de stoner et de sonorités psychédéliques s’accompagne de textes engagés, notamment autour des questions féministes et de l’éco-anxiété. Malgré les conditions compliquées, le public est bien présent devant la scène, même si beaucoup cherchent désespérément le moindre carré d’ombre.

Pour ma part, la fosse en plein soleil commence à avoir raison de moi. Je me replie donc quelques mètres plus loin, dans l’ombre du Market, ce qui me permet de continuer à profiter du concert à distance tout en évitant de finir complètement desséchée.

Deez Nuts

Et puis arrive Deez Nuts. Et là, clairement, quelque chose change.

Les Australiens débarquent sur la MainStage et pas de doute, le festival se réveil instantanément. En quelques minutes, la fosse passe d’une ambiance relativement tranquille à un véritable champ de bataille : pogos, circle pits et slams s’enchaînent !

Originaire de Melbourne, le groupe est devenu au fil des années une référence du hardcore punk, en mélangeant à son style des influences hip-hop et une bonne dose d’attitude punk. Avec leur énergie particulièrement communicative, les Australiens démontrent surtout que leur musique prend toute son ampleur en live. Après plusieurs heures de festival, je réalise d’ailleurs que le public était finalement plutôt calme jusque-là. Deez Nuts vient clairement de remettre les compteurs à zéro.

Le groupe vient défendre son dernier album You Got Me Fucked Up et transforme littéralement la fosse pendant quarante-cinq minutes.

South Side Fury

À 19h15, changement radical d’ambiance avec South Side Fury et surtout… changement de décor. Direction la fameuse Cage pour le seul concert de la journée qui y sera donné. Et qu’est ce que j’ai hâte ! Hâte de découvrir les groupes qui s’y produiront, hâte de voir comment les festivaliers vont s’ambiancer autour ! En réalité, je ne suis pas prête !

Le groupe de hardcore originaire des Pyrénées-Orientales semble parfaitement adapté à cet espace totalement atypique. Très rapidement, les festivaliers grimpent sur la structure, certains atteignent même le sommet, la bière vole, le circle pit se forme autour de la cage – et ça c’était vraiment incroyable, et le pogo finit rapidement par prendre toute la place.

Même le chanteur décide de rejoindre les festivaliers en grimpant au sommet de la structure. « Merci, vous êtes des malades ! » lance-t-il avant de demander : « Est-ce que c’est pas le meilleur fest de France ? » Difficile de lui répondre autrement que par l’affirmative à cet instant précis.

Un concert complètement bordélique, dans le meilleur sens du terme, qui restera certainement comme l’un des moments les plus marquants de cette première journée.

Un petit soucis de caisse claire, les empêchera toutefois de jouer deux morceaux « Legacy » et « SSF ».

Set List : Earthshaker / Vendetta / Time to change / Dogfight / Mistakes bring hate / Card castle / Break the rules

Animation – Karaoké au XTREM FEST

Pendant ce temps, le stand Pollux Asso organise un karaoké qui attire lui aussi son petit public.

BRAT

À peine le temps de redescendre de la Cage que BRAT prend possession de la MainStage. Et quelle découverte !

Originaire de La Nouvelle-Orléans et formé en 2021, le groupe revendique une esthétique qu’il a lui-même baptisée « Bimboviolence ». Un mélange aussi improbable qu’efficace entre esthétique glamour, attitude volontairement provocatrice et musique extrêmement brutale.

Sur scène, la chanteuse blonde multiplie les grimaces, tire la langue, headbangue et change même de tenue au cours du concert. Le contraste entre son apparence de bimbo et la violence de la musique fonctionne parfaitement. Dans le pit, l’ambiance est excellente et, pour la première fois de la journée, la température commence enfin à devenir un peu plus supportable.

Une véritable pépite qui aura été l’une de mes belles surprises de cette première journée. C’était une véritable claque !

Guilt Trip

Après la déferlante BRAT, c’est au tour de Guilt Trip de prendre possession de la scène. Originaires de Manchester, les Britanniques évoluent depuis 2015 dans un hardcore moderne particulièrement lourd. Et s’ils avaient déjà eu l’occasion de se confronter au public de l’Xtrem Fest en 2024 dans la Cage, ils reviennent cette fois ci sur la Mainstage !

Dès les premières secondes, le ton est donné : pas question de laisser retomber la pression. Le pit s’enflamme immédiatement et ne connaîtra quasiment aucun répit pendant les 45 minutes de set. Les Britanniques maîtrisent parfaitement les codes du hardcore tout en y apportant cette lourdeur typiquement metal qui fait toute leur force. Entre breakdowns massifs, rythmiques agressives et une énergie scénique communicative, Guilt Trip confirme rapidement pourquoi le groupe s’est fait une place importante dans la scène hardcore britannique.

Une prestation particulièrement efficace, qui me convaincra d’ailleurs de rester jusqu’au bout malgré la fatigue qui commence sérieusement à se faire sentir. Une très belle découverte.

Cold Stress

Changement de programme pour la suite de la soirée : Cold Stress prend la place d’As December Falls, prévu initialement sur la petite scène. Une petite déception de mon côté, puisque je comptais justement profiter de l’Xtrem Fest pour découvrir la formation britannique. Ce sera donc pour une prochaine fois !

Mais pas le temps de s’attarder sur ce changement : formé en 2022, Cold Stress défend ici son punk hardcore aussi énergique que direct. Après un premier EP paru en 2024, le groupe a franchi un nouveau cap avec la sortie de son premier album en juillet 2025.

Et même si le public commence à accuser le coup après une journée passée sous une chaleur écrasante, les Français parviennent à maintenir une belle énergie devant la scène. Le style est efficace et sans détour.

Une découverte certes imprévue, mais qui aura finalement permis de terminer cette partie de soirée sur une bonne dose de punk hardcore avant le grand final assuré par Rise of the Northstar.

Rise of the Northstar

À 23 heures, c’est au tour de la tête d’affiche de cette journée, Rise of the Northstar de monter sur la Mainstage.

Pour terminer cette première journée, difficile d’imaginer meilleure affiche que Rise of the Northstar. Les Parisiens sont désormais des habitués des grosses scènes et leur mélange de rap metal, hardcore et influences japonisantes est devenu immédiatement reconnaissable.

Comme souvent, le fameux cerisier trône sur scène. Mais contrairement au We Metal Fest où il avait fallu composer avec un autre décor, pas de rue japonaise cette fois : l’arbre suffit à installer l’univers du groupe.

Et dès les premières secondes, le public répond présent. Ça spamme, ça pogote, ça tourne : la fosse est une nouvelle fois en mouvement permanent. Le groupe défend notamment son album C4:RFSB!NPW!!, sorti en novembre 2025, et transforme cette dernière heure de concerts en véritable défouloir collectif.

Après une journée aussi chaude et éprouvante, tenir jusqu’à 23 heures relève presque de la performance sportive. Mais Rise of the Northstar offre une conclusion à la hauteur de cette première journée. Les plus téméraires pourront encore prolonger la soirée avec le DJ set de Huguito jusqu’à 1 heure du matin.

Pour ma part, ce sera direction le van. Cette chaleur m’a définitivement lessivée !

Set List : Intro / Neo paris / Showdown / Welcame / Here Comes The Boom / One Love / Payback / Back 2 Basics / Turbo Intro / Falcon / A.I.R. Max / Rise / Again And Again

Les plus courageux prolongeront ensuite la fête avec le DJ set de Huguito jusqu’à une heure du matin. Ce qui ne sera pas mon cas, je retourne au van !

Bilan de cette première journée au XTREM FEST

Cette première journée de l’Xtrem Fest restera avant tout marquée par une météo particulièrement éprouvante. Si la fréquentation semblait légèrement inférieure aux éditions précédentes (environ 1 500 personnes selon des estimations non officielles), l’ambiance n’en est pas moins restée excellente tout au long de la journée.

Avec onze groupes à l’affiche, dont huit formations françaises, cette ouverture faisait la part belle au metalcore et au hardcore, deux styles qui ont largement dominé les deux scènes.

Malgré la chaleur parfois difficilement supportable, l’organisation a su réagir efficacement grâce aux nombreux dispositifs de rafraîchissement mis en place. Un vrai point positif qui a permis aux festivaliers de profiter pleinement des concerts.

Une première journée intense, parfois épuisante, mais musicalement très réussie, qui donne déjà envie de découvrir la suite de cette édition. .. en espérant simplement que le thermomètre accepte enfin de redescendre de quelques degrés pour la journée de demain …

Merci à Vincent pour l’accréditation.

Nos recommandations :
les autres festivals à ne pas manquer en 2026

Abonnez vous et suivez toutes nos actualités

ROCK HELL MAG

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

spot_img

Autres articles