XTREM FEST – J3 – Live report

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Après plusieurs semaines à attendre ce rendez-vous incontournable de l’été, l’Xtrem Fest est enfin de retour à Cap’Découverte pour une treizième année.
Pendant trois jours, le site tarnais va vibrer au rythme du metal, du hardcore et du punk sous un soleil de plomb !

Une journée sous le signe du carnaval à l’XTREM FEST

Dernière journée pour cette édition 2026 de l’Xtrem Fest, et les festivaliers ont décidé de terminer en beauté avec une journée placée sous le signe du carnaval. Dès l’arrivée sur le site, le ton est donné : les festivaliers ont sorti leurs costumes les plus improbables et l’ambiance prend des airs de grande fête avant même le premier concert.

Pour patienter avant l’ouverture des hostilités, plusieurs animations sont proposées sur le stand de Pollux Asso : un bingo et un blind test.

Après une première journée caniculaire et une deuxième beaucoup plus agréable grâce à un ciel couvert, cette troisième journée s’annonce de nouveau chaude. Le soleil sera bel et bien au rendez-vous dès les premiers concerts.

Running order XTREM FEST de la troisième journée

Splint remplacera Bodyweb au pied levé à 17h35.

The Last Shape

Comme depuis le début du festival, les premiers riffs résonnent à 14h30.
C’est The Last Shape qui ouvre cette dernière journée.

La fosse est encore loin d’être pleine, mais les personnes présentes semblent bien décidées à profiter du concert malgré un soleil qui tape déjà fort. Le groupe ne tarde d’ailleurs pas à solliciter le public, avec notamment des appels au circle pit et un wall of death.

Une mission particulièrement difficile pour un groupe d’ouverture, mais The Last Shape parvient à installer une bonne dynamique dès les premières minutes. Les festivaliers commencent progressivement à affluer et la dernière journée est officiellement lancée !

Set List : Cold / Living with fears / Despite herself / The grateful song / Middle class hero life / Road / Still true / Hope

XTrem Union

Petite parenthèse mignonne avant de poursuivre les concerts avec une union au niveau du stand de Pollux Asso, ou un couple va se dire oui.

Primal Age

Retour aux racines du hardcore français avec Primal Age. Originaire d’Évreux, le groupe évolue depuis les années 1990 à la croisée du metal et du hardcore et fait partie des formations françaises ayant contribué à rapprocher ces deux univers. Son parcours compte plusieurs décennies de concerts, avec notamment des tournées en Europe, au Japon et au Brésil. L’Xtrem Fest les présente d’ailleurs comme un groupe ayant dépassé les 1 000 concerts.

Cette longue expérience se ressent dans leur manière d’occuper la scène. Les membres affichent une réelle complicité entre eux pendant le concert, tandis que le public est régulièrement sollicité. Le fameux appel au circle pit ne tarde évidemment pas à être lancé.

Le groupe conserve également cette dimension engagée qui accompagne sa musique depuis ses débuts, notamment autour de la cause animale, de l’écologie et de la critique de la surconsommation.

Set List : Intro / Shadows of intolerance / Blinded by cruelty / The devil is hidden in shadow / My dear freedom / Passion vs fashion / Voiceless ones / False pretence / No regrets / Dictation of beauty (cover morning again).

Parallyx

Puis arrive Parallyx, formation française que j’avais déjà eu l’occasion de découvrir au Mennecy Metal Fest l’année dernière ainsi qu’au Warm-Up du Plane’R Fest cette année. Fondé à Paris en 2023 autour de la chanteuse Lina Benabdesslem, le groupe propose un metalcore moderne mêlant influences djent et éléments mélodiques.

Première venue à l’Xtrem Fest (et dans le sud de la France), le groupe est particulièrement heureux d’être là. Et cela se ressent immédiatement sur scène.

Le public répond présent et la fosse se remplit rapidement. Pogo, mouvements de foule et même une séquence « assis-debout » viennent rythmer le concert. L’ambiance est excellente et Parallyx profite clairement de cette première expérience à l’Xtrem Fest.

Sur Lipstick, le groupe adresse notamment une dédicace aux femmes présentes dans le public. Le message est on ne peut plus clair :

« Les filles, je veux vous voir au-dessus de la foule ! »

Une belle première rencontre entre Parallyx et le public de l’Xtrem Fest.

Set List : Glass Throat / New Song / Under Your Skin / Rituals / Matriochka / Pandemonium / New Song / New Song / The Remedy / Lipstick Doll / New Song

Petit tour rapide au Market pour profiter de l’ombre et découvrir les stands.

Stand de prévention

Splint

À 17h35, place à Splint, qui vient remplacer Bodyweb au pied levé.

Une batterie couverte de nombreux stickers trône en plein milieu de la scène. Musicalement, Splint évolue dans un registre hardcore/metalcore particulièrement adapté à l’ambiance de l’Xtrem Fest. La fosse ne tarde pas à bouger et, malgré le soleil, le pit est rapidement bien actif. Les circle pits font leur apparition et les festivaliers semblent avoir décidé d’oublier temporairement la température.

Comme depuis le début du festival, les bénévoles restent toutefois attentifs aux conditions météo. Un jet d’eau vient régulièrement rafraîchir les personnes présentes dans la fosse. Une intervention particulièrement bienvenue lorsque l’on voit certains festivaliers continuer à danser dans le pit malgré la chaleur.

Set List : Still Standing / Do or Die / Trust Issues / Smile / Get Away / Pleased to meet you (Reprise Trapped Under Ice) / Useless

Direction maintenant la zone presse pour réaliser les interview de Beyond the Styx et de Parallyx.

Cage Fight

Je redescends rapidement pour découvrir le groupe britannique Cage Fight sur l’Estafette.

Groupe formé à Londres en 2021 autour notamment de Rachel Aspe au chant et de James Monteith à la guitare.
Cage Fight mélange hardcore old school et metalcore. Ils avaient déjà publié un premier album éponyme en 2022 et revient en 2026 avec Exuvia, sorti le 1er mai.

Le groupe est réputé pour ses prestations particulièrement physiques et agressives, et cette date ne déroge pas à cette approche. La présence de Rachel Aspe derrière le micro apporte une vraie intensité au concert.

The Ghost Inside

À 20h40, changement d’échelle avec The Ghost Inside sur la Family Stage. Originaires de Los Angeles, les Américains font partie des formations importantes du metalcore mélodique moderne. Formé au milieu des années 2000, le groupe s’est construit autour de riffs lourds, de breakdowns massifs et de passages mélodiques.

Après plusieurs années d’activité, une pause puis un retour sur scène, le groupe poursuit son parcours avec Searching for Solace, son dernier album.

Sur scène, The Ghost Inside bénéficie d’un public venu en nombre. La température redescend progressivement, permettant aux festivaliers de se montrer à nouveau plus actifs dans la fosse

Après une journée dominée par le metalcore français, la présence d’une grande formation américaine permet de changer d’échelle avant le dernier enchaînement de concerts.

Beyond the Styx

Direction ensuite la petite scène pour retrouver Beyond The Styx. Originaire de Tours et actif depuis 2010-2011, le groupe développe une musique à la croisée du hardcore, du death metal et du crossover thrash. Une combinaison qui donne à leurs morceaux une dimension particulièrement agressive. Le groupe revendique d’ailleurs une musique pensée pour le live et compte désormais plusieurs centaines de concerts à son actif.

Le groupe vient notamment défendre son nouvel album DIVID, sorti en mai 2026. Celui-ci poursuit cette orientation metal/hardcore tout en intégrant plusieurs collaborations.

Et si l’espace est plus réduit, l’énergie qui s’en dégage est tout sauf petite. Le groupe français délivre une prestation particulièrement rageuse, avec cette agressivité et cette intensité qui caractérisent son hardcore.

Devant la petite scène, le public est bien présent. Et pendant les quarante-cinq minutes de concert, c’est surtout la rage dégagée sur scène qui ressort. Les musiciens ne semblent jamais ralentir et le contraste entre la taille relativement réduite de la scène et l’énergie développée par le groupe est particulièrement marqué.

Il y a d’ailleurs pas mal de monde devant la scène et l’ambiance monte rapidement. Les musiciens occupent l’espace avec une énergie communicative et donnent véritablement l’impression de jouer comme si leur vie en dépendait.

Une prestation particulièrement intense, qui confirme une nouvelle fois la vitalité de la scène hardcore française.

Set List : Anyone / Dust Off / Deadlock V / Chaosystem / Never ending war / Collateral / Bystander / ESC XIX / Flowerviolence / Walls / Self Hatred / Kiss of the Cobra.

Ultra Vomit

Et puis arrive Ultra Vomit.

Après trois jours de metalcore, hardcore, crossover et autres déclinaisons extrêmes, le groupe nantais vient apporter une bonne dose de second degré, de parodie et de grand n’importe quoi. Et franchement, cela fait un bien fou.

Sur scène, la scénographie annonce la couleur. La batterie est installée sur une sorte d’énorme enceinte musicale portant le nom « ANUS », en référence à l’un de leur nouveau titre.

Le groupe arrive sur scène et débute avec leur titre incontournable « Evier metal ».

Fetus demande dès le début du concert à ce que tout le monde lèvent ses doigts de metal dès qu’il prononcera « Xtrem Fest ». Plus tard il demandera à ce que chacun se prennent par les épaules. Un petit moment câlins, qui ne durera pas très longtemps.

« C’est fini les câlins, place à la baston ». Le groupe enchaine les titres sans relache.

Quelques minutes plus tard, le groupe lance un nouveau jeu avec le public « Répétez après moi : couilles !« . Et évidemment, plusieurs milliers de personnes se mettent à hurler le mot à pleine voix. Une séquence qui se répète jusqu’à ce que le batteur finisse par déclarer qu’il en a assez et qu’il aimerait bien… revenir à la musique.

Du Ultra Vomit dans toute sa splendeur.

Des chats et l’empereur des canards

Le concert continue ensuite avec « Toxoplasma Gondii (Felinus Santus) », une chanson dédiée aux personnes possédant des chats. Quelques huées se font entendre dans la foule : visiblement, les propriétaires de félins ne sont pas les seuls à être venus ce soir.

Mais le meilleur reste à venir. Un trône fait son apparition sur scène. Puis arrive un personnage déguisé en énorme canard blanc et argenté, accompagné de fumée. Place à l’empereur des canards pour « Je collectionne des canards (vivants) ».

Le personnage prend place sur le trône avant d’être finalement transporté hors de scène par deux personnes portant elles aussi des masques de canard.

Une chanteuse masquée fait ensuite son apparition pour le morceau suivant, tandis que le groupe demande au public de s’accroupir. Et forcément, ça finit en « assis-debout ».

La foule est complètement déchaînée. Les « Xtrem Fest ! » sont scandés à plusieurs reprises et le public répond à chaque fois avec une énergie impressionnante.

La chanteuse réapparaît ensuite, mais cette fois-ci déguisée en policière.

À 23h45, Ultra Vomit quitte finalement la scène sous les « Ooooooh » de déception du public.

Mais évidemment, cela ne dure pas longtemps.

Le groupe revient rapidement pour poursuivre la fête et offrir aux festivaliers la conclusion parfaitement absurde et festive que méritait cette édition.

Set List : Evier metal / Doigts de Metal / Takoyaki / Mouss 2 Mass / Ricard Peinard / Mortal konkass / Le coq / Sonde de bite / Tikawahukwa / Toxoplasma Gondii (Felinus Santus) / Dead Robot Zombie Cop / From Outer Space II / Je collectionne des canards (vivants) / La puissance du pouvoir / Kammthaar / A.N.U.S.

Retour au van !

Après trois jours de concerts, de chaleur, de pogos, de photos et d’interviews, il est temps de quitter progressivement le site.

Et avant de partir, petite attention particulièrement appréciable : les bénévoles de la prévention distribuent un café accompagné d’une madeleine et d’une bouteille d’eau fraîche.

Bilan de cette troisième et dernière journée au XTREM FEST

Cette troisième et dernière journée aura parfaitement résumé l’esprit de l’Xtrem Fest : de la musique, de l’énergie, de l’humour, de la convivialité et une bonne dose de n’importe quoi.

Après une première journée particulièrement éprouvante par la chaleur et une deuxième beaucoup plus agréable grâce au ciel couvert, cette dernière journée aura une nouvelle fois été marquée par des températures élevées. Heureusement, les différents dispositifs de rafraîchissement, les vaporisateurs et les bénévoles armés de leurs jets d’eau auront permis aux festivaliers de profiter des concerts dans de meilleures conditions.

Mais c’est surtout l’ambiance qui restera en mémoire. Entre les costumes de la journée carnaval, les circle pits, les walls of death, les animations et le skate park, le public aura une nouvelle fois répondu présent.

Et pour terminer, Ultra Vomit était probablement le groupe idéal. Après trois jours de metal, de hardcore et de metalcore, leur spectacle complètement barré aura permis de terminer l’édition sur une note légère, festive et totalement absurde.

Trois jours, des dizaines de groupes, des litres d’eau, beaucoup de sueur, des milliers de photos, quelques interviews et énormément de souvenirs plus tard, l’Xtrem Fest 2026 tire donc sa révérence.

Une édition parfois éprouvante à cause de la météo, mais musicalement riche, variée et surtout portée par une excellente ambiance.

Il ne reste désormais plus qu’à attendre l’année prochaine.

Merci à Vincent pour l’accréditation.

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