Après plusieurs semaines à attendre ce rendez-vous incontournable de l’été, l’Xtrem Fest est enfin de retour à Cap’Découverte pour une treizième année.
Pendant trois jours, le site tarnais va vibrer au rythme du metal, du hardcore et du punk sous un soleil de plomb !
XTREM FEST – Une météo plus clémente
Après une première journée particulièrement éprouvante sous des températures flirtant avec les 40°C, le deuxième jour commence sous de meilleurs auspices. Quelques averses viennent même rafraîchir le camping entre 6h et 8h du matin. La chaleur reste présente et l’humidité n’aide pas vraiment, mais au réveil, le ciel est nuageux. Et ça fait du bien !
Pas besoin de se presser ce matin : une bonne douche dans l’espace sanitaire du camping, un petit-déjeuner tranquille et quelques discussions avec les autres festivaliers permettent de commencer la journée plus sereinement.
Le site n’ouvre qu’à midi et les premiers concerts ne débuteront qu’à 14h30.
À l’ouverture du site, le ciel est toujours couvert. Quelques gouttes tombent encore de temps en temps, mais rien de bien inquiétant.
À 14h15, je passe la sécurité pour accéder au site. La météo n’a pour l’instant pas changé et la température est bien plus agréable. Pour une fois, les festivaliers n’ont pas besoin de chercher le moindre centimètre carré d’ombre.
XTREM FEST – Running order de la deuxième journée

Missing No.
C’est les Castrais de Missing No. qui ouvrent cette deuxième journée sur la petite scène de l’Estafette. Et contrairement à la veille, les conditions sont nettement plus favorables pour un premier concert.
Originaire de Castres et de ses environs, le groupe évolue dans un metalcore puissant et tranchant. Il profite notamment de cette date pour présenter son prochain single, Take Me. Et le morceau est plutôt bien perçu par le public : les premiers mouvements de foule apparaissent rapidement avant de laisser place à un circle pit puis à un wall of death.
Le groupe ne se contente toutefois pas de balancer ses riffs : le titre « La Main » (dont la sortie est prévue pour la fin de l’année 2026) porte également un message engagé contre les violences faites aux femmes.
À quelques minutes de la fin, le public est invité à tout donner une dernière fois. Tout le monde saute, et Missing No. peut quitter la scène après trente minutes d’un set particulièrement efficace.
Set List : Head Down / AK+RESIST / La Main / Maybe / Take Me / Collide / Rush / Punishment / Sick
Petit détail amusant : certains membres, autrefois festivaliers à l’Xtrem Fest, se retrouvent cette année de l’autre côté de la barrière. Une belle manière de mesurer le chemin parcouru.
Fallen Lillies
Changement d’ambiance avec le groupe 100% féminin Fallen Lillies, qui investit la Family Stage à 15h10. Le nom du groupe trône en grandes lettres argentées sur la scène, donnant immédiatement un peu plus d’ampleur à la scénographie.
Le concert débute avec une introduction particulièrement inattendue : une chanson d’Édith Piaf. Une façon originale de lancer un set qui va rapidement prendre une tournure beaucoup plus metal.
Les Parisiennes invitent notamment Pierre Martel à les rejoindre sur scène pour un featuring. Un visage qui commence d’ailleurs à être familier puisqu’il avait déjà partagé la scène avec EIGA la veille.
Le groupe joue aussi avec le public en lançant de gros ballons dans la foule. Une prestation énergique et interactive qui fait progressivement monter la température.
Set List : Puppet Show / Plaisirs amers / La tête haute / Rouge chaos / Face à eux / Haut et fort / À la vôtre / Basic Body Shaming
Severance
À 15h50, la tension monte encore d’un cran avec Severance. Dès le début du concert, le ton est donné : « Mettez vos costumes de combat, je veux que ça soit la baston ! » Pas besoin de le dire deux fois !
Le public se déchaîne immédiatement, les pogos s’enchaînent et un jet d’eau vient une nouvelle fois sauver les festivaliers de la chaleur. Ça saute dans tous les sens et l’ambiance devient rapidement complètement folle.
Le groupe profite également de cette date pour souhaiter un joyeux anniversaire à Arthur, son guitariste.
Avec un hardcore particulièrement frontal, Severance semble parfaitement à sa place dans la programmation de l’Xtrem Fest.
Set List : Intro / Crown of Smoke / Black Throne / War Inside / Soul Eater / Hardcore / Weight of Darkness / Dissonance / Corrupted Mind
Espace Skate Park de l’XTREM FEST
À 16h10, les premières grosses gouttes commencent à tomber. Je vais me promener vers le Skate Park mis à disposition pour les festivaliers qui veulent faire un peu de skate.
Sidilarsen
À 16h40, changement de registre avec Sidilarsen, figure incontournable de la scène française. Le groupe profite de cette date pour démontrer une nouvelle fois que son mélange de metal, d’électro et de rock alternatif fonctionne toujours aussi bien sur une grande scène.
Avant même de commencer, les musiciens se rassemblent au centre de la scène, formant un cercle et se prenant dans les bras.
Une fois le concert lancé, ça saute sur scène comme dans le public. Le groupe délivre un set particulièrement fédérateur et n’hésite pas à faire passer plusieurs messages engagés. Un morceau est notamment dédié aux femmes et aux combats contre les violences qui leur est faite, un thème qui avait déjà été abordé plus tôt dans la journée par Missing No.
À 17h10, le ciel reste obstinément gris. Pas de soleil à l’horizon, mais finalement, personne ne s’en plaint vraiment. Après la fournaise de la veille, cette météo est presque devenue notre meilleure alliée. J’en profite, pour aller chercher une crêpe au citron sur le stand de nourriture du festival.
Gravekvlt
Retour vers les sonorités les plus sombres avec Gravekvlt. Et visuellement, le groupe semble tout droit sorti d’un autre temps : esthétique rétro, look qui évoque les années 80 et ambiance particulièrement old school.
Mais musicalement, pas question de se contenter d’un simple hommage nostalgique. Gravekvlt puise dans les racines du metal extrême, à la croisée du heavy, du speed et du black metal, avec une esthétique fortement inspirée de l’univers horrifique et des films de série B.
Une proposition assez différente du metalcore et du hardcore qui dominent une bonne partie de la journée. Le groupe apporte ainsi une petite dose de noirceur et de vieille école à une programmation particulièrement éclectique.
Set List : Midnight Blasphemy / Hexanguination / Lugubrious Realm of Eternal Night / Flesh, Blood & Guts / Last Skeletons’ Dance / Dungeon Punks / The Grave Cult / Full Moon Fever / Wake to Slaughter / The Queen / Frozen Grave / Goat’n’Roll / Skvllkrvsher
Slope
Puis arrive Slope, et là, changement radical d’ambiance.
Le groupe allemand débarque avec son crossover particulièrement groovy et transforme immédiatement la fosse en véritable zone de turbulences. Sur scène, ça bouge énormément, le groupe ne tient quasiment jamais en place et cette énergie se transmet instantanément au public.
Leur musique, quelque part entre hardcore, funk, hip-hop et fusion, rappelle cette grande tradition du crossover des années 90 tout en bénéficiant d’une production beaucoup plus moderne. Leur premier album Street Heat, sorti en 2021, avait justement permis au groupe de se faire remarquer avec cette recette particulièrement efficace.
Dans le pit, c’est le feu. Ça saute, ça court, ça pogote : impossible de rester totalement statique devant une telle débauche d’énergie.
False Reality
Direction ensuite l’Estafette pour False Reality, jeune formation londonienne qui évolue dans un crossover musclé, quelque part entre hardcore et metal. Le groupe puise notamment dans des références comme Trapped Under Ice, Backtrack ou encore Sepultura période pré-Roots.
Et une nouvelle fois, le pit répond présent.
Dans la fosse, quelques visages commencent d’ailleurs à devenir familiers. Le chanteur de Severance est venu profiter du concert depuis le public, tout comme celui de South Side Fury. L’esprit festival est bel et bien là : après avoir retourné la scène quelques heures plus tôt, les musiciens retournent eux-mêmes dans la fosse pour soutenir les groupes suivants.
Un circle pit est rapidement lancé et l’énergie monte encore d’un cran. False Reality confirme ainsi que la jeune génération britannique a encore quelques belles cartouches à proposer.
Agnostic Front
Puis arrive l’un des grands moments de cette deuxième journée : Agnostic Front.
Difficile de parler de hardcore sans évoquer les New-Yorkais. Considérés comme l’un des groupes fondateurs de la scène hardcore new-yorkaise, les vétérans n’ont clairement pas l’intention de faire de la figuration à l’Xtrem Fest.
Le groupe apporte avec lui plusieurs décennies d’histoire du hardcore et une énergie qui contraste avec son statut de vétéran. Les riffs sont directs, le public connaît les codes et l’ambiance monte encore d’un niveau.
Après les jeunes formations qui ont rythmé une bonne partie de l’après-midi, assister à un groupe aussi emblématique permet de mesurer tout le chemin parcouru par cette scène.
Lofofora
La soirée se poursuit avec Lofofora, autre monument de la scène française. Depuis les années 90, le groupe parisien défend une fusion particulièrement énergique, mélangeant metal, punk, hardcore et textes engagés.
Les quatre musiciens ont largement contribué à la scène française, et leur présence à l’Xtrem Fest s’impose naturellement au cœur de cette programmation hardcore.
Après une journée déjà bien remplie, le public reste pourtant au rendez-vous. Une preuve supplémentaire que, contrairement à la veille, les conditions météorologiques permettent de profiter beaucoup plus sereinement des concerts.
Biohazard
Et pour terminer cette deuxième journée, impossible de rêver meilleur choix que Biohazard.
Dès leur arrivée sur scène, le ton est donné. Le guitariste débarque avec une bière à la main, le chanteur apparaît torse nu et les différents signes rappelant l’identité du groupe sont déjà bien visibles. Pas besoin de longue introduction : les New-Yorkais sont venus jouer.
L’énergie déployée sur scène est impressionnante. Circle pits, pogos et mouvements de foule se succèdent pendant que Biohazard déroule son crossover hardcore metal avec une efficacité toujours aussi redoutable.
Set List : Urban Discipline / Shades of Grey / Fuck the System / Wrong Side of the Tracks / Forsaken / Black and White and Red All Over / Eyes on Six / Five Blocks to the Subway / Fight to Be Free / Bad Endings / Punishment / Hold My Own
Bilan de cette deuxième journée au XTREM FEST
Quelques averses matinales, un ciel couvert et des températures plus clémentes ont rendu cette deuxième journée bien plus agréable. Une météo qui se ressent immédiatement dans l’ambiance, avec un public détendu et des fosses particulièrement animées.
Après une première journée placée sous le signe de la canicule, cette deuxième journée aura clairement été plus facile à vivre.
Même la perception de la journée semble différente : elle paraît moins longue, moins éprouvante et surtout beaucoup moins subie. On peut prendre le temps de regarder les concerts, de circuler sur le site, de discuter avec les festivaliers et simplement de profiter de l’ambiance.
Musicalement, la journée aura été riche et variée, mettant à l’honneur la scène française. De Missing No. à Biohazard, en passant par Slope, Agnostic Front, Sidilarsen et Fallen Lillies, les concerts se sont enchaînés sans temps mort.
Après un Biohazard particulièrement énergique, l’Xtrem Fest trouve définitivement son rythme de croisière. Reste à voir ce que nous réserve demain… et si la météo continuera à nous épargner !
Merci à Vincent pour l’accréditation.




















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