MENNECY METAL FEST – Conférence de presse avec le Maire de Mennecy et ses adjoints

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À quelques heures de l’ouverture de la deuxième journée du Mennecy Metal Fest 2026, la Ville de Mennecy organisait sa conférence de presse en présence des principaux acteurs de l’événement. Jean-Philippe Dugoin-Clément, maire de Mennecy, était entouré de Julien Martinaud, conseiller municipal chargé de porter l’événement, Francis Potier, adjoint à la culture, Thomas Schneider, directeur des affaires culturelles, Caroline Courtal, responsable du service communication, ainsi que Marina Gobé, cheffe de chœur de l’Ensemble Vocal de Mennecy. Gérôme Théodore, président de MusikÖ Eye, était également présent pour animer la rencontre.

L’occasion de revenir sur les évolutions du festival, ses ambitions, ses contraintes et les différents projets qui accompagnent cette nouvelle édition. Avec une volonté qui revient régulièrement au fil des échanges : faire grandir le Mennecy Metal Fest sans lui faire perdre son identité.

Une programmation qui refuse les cases

La programmation reste construite autour d’une volonté forte : ne pas enfermer le festival dans un genre musical particulier.

La municipalité insiste sur son souhait de rester un festival de metal ouvert à tous les styles. Il ne compte pas se spécialiser dans une niche précise. L’objectif est au contraire de conserver une véritable diversité et d’accueillir dans des conditions similaires aussi bien des artistes émergents que des groupes bénéficiant d’une plus grande renommée.

La cohérence des journées peut toutefois être travaillée au moment de construire la programmation. Disponibilités des groupes, horaires ou encore liens artistiques peuvent permettre de créer certaines passerelles entre les formations.

Le maire cite notamment l’exemple d’Helldebert et Ultra Vomit, programmés le dimanche. Les deux artistes avaient déjà collaboré ensemble : une manière de créer une logique entre les différents concerts.

Les trois journées débutent par ailleurs chacune avec un groupe tremplin. Deux de ces formations sont issues du partenariat avec Le Stock, bar et café-concert de Mennecy, qui organise toute l’année des tremplins dans différents styles musicaux.

Grandir, oui. Changer d’échelle, pas forcément.

La question de l’évolution du festival était évidemment au cœur des échanges. La fréquentation augmente progressivement et pourrait atteindre cette année entre 6 000 et 7 000 entrées sur l’ensemble du week-end, contre environ 5 500 l’année précédente selon les estimations évoquées pendant la conférence.

Mais cette progression se veut raisonnée et raisonnable.

Le maire rappelle que le contexte économique du spectacle reste difficile, aussi bien pour les festivals que pour les salles. Accueillir des artistes de plus grande ampleur signifie également augmenter les cachets et les besoins techniques, et donc les dépenses. Le financement repose notamment sur la billetterie, les consommations sur site et différentes aides publiques.

La Région Île-de-France constitue ainsi un partenaire important, tandis que la SACEM apporte également un soutien plus limité. Le Département ne dispose plus, depuis plusieurs années, des moyens permettant d’accompagner financièrement le festival comme auparavant. La Ville espère également pouvoir bénéficier d’un soutien de la communauté de communes.

Pour autant, l’objectif demeure de poursuivre cette croissance progressive.

« On continue à avoir une croissance régulière, mais une croissance raisonnée et raisonnable », explique le maire.

La taille du site constitue cependant une limite importante. La jauge maximale estimée sur la configuration actuelle se situe autour de 3 000 à 3 500 personnes.

Plusieurs optimisations permettent encore de gagner quelques mètres ici ou là. La MainStage a notamment été reculée de 1,50 m cette année. Sans oublier la Eye Stage a été retournée afin de libérer davantage d’espace.

D’autres aménagements restent possibles, notamment derrière l’Orangerie, mais les marges de manœuvre sont limitées. À terme, si le festival souhaitait accueillir des artistes nécessitant une capacité beaucoup plus importante, il faudrait déplacer les scènes vers les grandes pelouses et esplanades situées plus loin dans le parc.

Une configuration qui changerait profondément l’organisation de l’événement. Et ce n’est pas forcément une volonté de la municipalité.

« Le faire ailleurs, c’est un autre festival, même si c’est dans la même commune », résume le maire.

Un site repensé pour plus de confort

Plusieurs évolutions ont justement été réalisées cette année afin d’améliorer l’expérience sur le site.

La Eye Stage a changé d’emplacement et se trouve désormais derrière le conservatoire. L’espace merchandising et restauration a également été agrandi. Une quarantaine de stands au total, soit légèrement plus que l’année dernière.

Un nouveau coin détente a également été installé à l’entrée du festival.

L’objectif est de rendre le site aussi agréable, convivial et « cosy » que possible. Mais en conservant cette dimension familiale qui constitue l’une des caractéristiques revendiquées du Mennecy Metal Fest.

Cashless : une première année d’expérimentation

L’édition 2026 marque également l’arrivée du cashless sur le festival.

Pour cette première année, le dispositif est encore en phase de découverte. La possibilité de préparer son compte en amont du festival et de dématérialiser davantage les opérations est envisagée. Cela dépendra notamment des contraintes techniques et financières.

La mise ne place doit composer avec les spécificités du fonctionnement d’une collectivité territoriale et aux procédures du Trésor public.

La Ville souhaite néanmoins tirer les enseignements de cette première expérience afin de pouvoir améliorer progressivement le dispositif.

Transition écologique : des améliorations progressives

La question de la transition énergétique a également été abordée.

Pour le moment, le festival reste alimenté par le réseau électrique classique. La priorité est d’assurer une installation fiable et sécurisée pour les différents prestataires et pour le bon déroulement de l’événement.

Les efforts portent davantage sur certains aspects périphériques, avec notamment le traitement des déchets et la gestion de l’eau.

Les lave-mains utilisent ainsi de l’eau de pluie récupérée grâce à des systèmes de récupération installés sur le site. Un point d’eau potable est également disponible.

L’accessibilité et l’accueil des personnes en situation de mobilité réduite font également partie des problématiques sur lesquelles le festival souhaite poursuivre son travail.

Tagada Jones et l’Ensemble Vocal de Mennecy : un crossover inédit

La grande surprise de cette conférence concernait toutefois la collaboration entre Tagada Jones et l’Ensemble Vocal de Mennecy.

Depuis plusieurs années, la municipalité souhaite créer des passerelles entre la vie culturelle locale et les artistes accueillis au festival. C’est dans cette démarche qu’est née l’idée de faire travailler l’ensemble vocal de la ville avec un groupe programmé au MMF.

Après consultation de plusieurs formations, le choix s’est finalement porté sur Tagada Jones.

Et le groupe a vu les choses en grand : plutôt que de travailler sur un seul morceau, il a proposé trois titres afin que cette collaboration constitue un véritable moment du festival.

« Ça va être un moment assez fort, et un vrai moment de croisement culturel », expliquait Jean-Philippe Dugoin-Clément.

Sur l’ensemble du chœur, 23 choristes ont répondu présents. Les répétitions ont commencé seulement une semaine avant le concert, avec des sessions organisées tous les soirs dans une véritable organisation « commando ».

Protéger les oreilles, notamment celles des plus jeunes

La présence annoncée d’Helldebert, artiste dont le public comprend notamment de nombreuses familles, a amené une question sur l’accueil des enfants et leur protection face au niveau sonore.

La recommandation de la Ville est claire : les parents sont invités à équiper leurs enfants de casques ou de protections auditives, particulièrement lorsqu’ils se trouvent à proximité des scènes. Une recommandation qui vaut également pour les adultes.

Pourquoi le festival n’a-t-il pas son propre camping ?

Le camping est un sujet régulièrement évoqué par les festivaliers. Pourtant, la Ville n’envisage pas, à ce stade, de créer un véritable camping officiel.

La raison est principalement organisationnelle et financière. Mettre en place un camping encadré implique de respecter des normes spécifiques, d’assurer la sécurité des lieux, d’installer des sanitaires, des douches, des points d’eau, des cheminements électriques et de prévoir une présence durant toute la nuit.

Pour un nombre limité de campeurs, l’investissement serait donc difficile à amortir sans proposer un tarif relativement élevé aux festivaliers.

La municipalité a ainsi choisi de tolérer le camping sans l’encadrer officiellement. Des sanitaires et des points d’eau sont disponibles dans le parc, mais aucun dispositif spécifique de camping n’est mis en place.

Une relation plutôt apaisée avec les riverains

La question des nuisances sonores et de l’impact du festival sur les habitants de Mennecy a également été posée.

La Ville reconnaît que l’événement entraîne inévitablement certaines nuisances, notamment liées au son et au stationnement. Les infrabasses peuvent ainsi être davantage perceptibles selon les conditions météorologiques et notamment la direction du vent.

Le maire estime toutefois que le festival est aujourd’hui relativement bien intégré dans la vie locale. Des réclamations sont attendues, comme après chaque édition, mais aucun incident majeur n’a été signalé au cours du festival jusqu’à présent.

La municipalité met également en avant les retombées du festival pour le territoire.
Les commerces, l’hôtellerie, la possibilité de faire découvrir l’événement à des habitants qui ne seraient pas nécessairement amateurs de metal.

Cette volonté d’ouverture passe également par les passerelles avec les structures culturelles locales. La Ville aimerait notamment parvenir à intégrer davantage le conservatoire et les classes de musiques actuelles au festival dans les prochaines années.

Un festival qui représente un investissement important pour la commune

La question du coût du festival pour la Ville a également été abordée.

Selon les chiffres communiqués durant la conférence, le MMF représente aujourd’hui un budget d’environ 500 000 euros, avec un déficit qui peut varier d’une année à l’autre, notamment en fonction des recettes de billetterie et des buvettes. Celui-ci se situerait généralement entre 40 000 et 80 000 euros.

Le maire assume cet investissement, qu’il met en parallèle avec les retombées culturelles, économiques et en termes d’image pour Mennecy et son territoire. Il évoque également, à titre de comparaison, que le feu d’artifice du 14 juillet coûte environ 40 000 euros à la commune et qu’il n’y a aucune recette en face.

L’objectif reste néanmoins de parvenir, à terme, à un meilleur équilibre économique.

Pas de tarif préférentiel pour les Menneçois

Contrairement à certains festivals proposant des tarifs spécifiques aux habitants de leur commune, le MMF ne met pas en place de tarif préférentiel pour les Menneçois.

La principale difficulté réside dans le contrôle de l’identité des bénéficiaires, notamment pour les billets achetés en ligne.

La Ville explique toutefois chercher d’autres formes de compensation pour les riverains les plus proches du site, notamment face aux contraintes occasionnées par les grands événements organisés dans le parc.

Le tatouage toujours associé au festival

Le partenariat avec la Tattoo Convention, organisée parallèlement au Mennecy Metal Fest, est également reconduit.

Cette année, 37 tatoueurs sont présents, accompagnés d’une petite demi-douzaine d’artistes créateurs.

La volonté est de continuer à développer cette association entre les deux événements, qui permet de proposer une offre supplémentaire aux festivaliers.

Une première masterclass à développer

Autre nouveauté de cette édition : la mise en place d’une masterclass.

Une trentaine de personnes ont participé à la session organisée le matin.

Le projet ayant été préparé relativement tardivement, sa communication n’a pas pu être intégrée à la campagne générale du festival. Cette première expérience devrait néanmoins permettre de développer davantage le concept lors des prochaines éditions.

La Ville a par ailleurs réaménagé une salle au sein de l’espace Michel-Ange, afin de pouvoir accueillir ce type de rendez-vous.

Une identité graphique repensée

La conférence a également permis de revenir sur le travail réalisé autour de l’identité visuelle du festival.

Vincent Fouquet travaille depuis six ans sur la partie merchandising. Pendant cinq ans, l’objectif était notamment de proposer chaque année. Une nouvelle collection et un visuel de T-shirt permettant de donner une identité propre au merchandising tout en conservant une continuité d’une édition à l’autre.

Depuis cette année, le travail s’est élargi à l’identité générale du festival, avec le visuel de l’affiche, la charte graphique, le logo et différents éléments de communication.

Cette évolution accompagne le développement du MMF et répond à la volonté de rationaliser ses différents supports.

L’idée reste toutefois la même que pour la programmation : éviter une identité trop spécialisée, afin de pouvoir représenter la diversité des styles accueillis sur le festival.

Un nouveau site internet

Cette édition marque enfin l’arrivée du site internet du Mennecy Metal Fest. Le projet est porté par Caroline Courtal, la responsable du service Communication de la ville.

Il rassemble désormais les principales informations nécessaires aux festivaliers : programmation, informations pratiques, running order, plan du site et renseignements sur les différents espaces du festival.

Une nouvelle étape dans la structuration de l’événement, qui accompagne son développement.

Des remerciements à toutes les équipes

Avant de clôturer la conférence, Jean-Philippe Dugoin-Clément a tenu à remercier les nombreuses personnes mobilisées pour permettre au festival d’exister : équipes techniques, société de sécurité, sécurité civile, police municipale, gendarmerie, services de la Ville et bénévoles.

Une mention particulière a été faite aux bénévoles fidèles, dont certains participent au festival depuis ses débuts.

Le MMF repose ainsi sur la mobilisation de nombreuses équipes aux métiers différents, réunies pendant plusieurs jours autour d’un même événement.

Un festival qui grandit sans perdre son identité

Au fil des échanges, une ligne directrice se dessine : le Mennecy Metal Fest veut continuer à progresser, mais sans chercher à changer brutalement d’échelle.

La fréquentation augmente progressivement, les infrastructures évoluent et de nouveaux dispositifs apparaissent, comme le cashless ou les masterclass. La programmation continue quant à elle de jouer la carte de la diversité, tandis que la Ville cherche à multiplier les passerelles avec les acteurs culturels locaux.

Mais les contraintes économiques et physiques du site imposent une croissance maîtrisée. L’ambition n’est pas de transformer le MMF en festival de masse, mais de continuer à développer un événement capable de conserver son esprit familial et sa proximité avec le territoire.

Screenshot

La conférence de presse s’est finalement terminée par un showcase de Tanork, venant conclure les échanges en musique.

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