SAMURAI PIZZA CATS – Live report

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SAMURAI PIZZA CATS + BABYBEARD + BÖSE FUCHS – Concert au Backstage By The Mill à Paris (75) – 05/10/2026

J’arrive vers 18h10. En attendant l’ouverture des portes, prévue à 19h, je prends une pinte pêche. Trois groupes sont programmés : Böse Fuchs, BABYBEARD et Samurai Pizza Cats. Je ne connais pas vraiment les deux premiers et je ne me suis pas particulièrement renseignée sur eux. J’aime découvrir les groupes directement sur scène, sans trop savoir à quoi m’attendre.

Rock Hell Mag a eu la chance de pouvoir couvrir le concert au Backstage By The Mill à Paris le 05/10.

Les groupes Böse Fuchs et Babybeard assuraient la première partie.

SAMURAI PIZZA CATS

En arrivant à Pigalle, je croise une foule de supporters belges qui scandent « apéro » avant de s’engouffrer dans la bouche de métro Blanche. Une scène qui me rappelle quelques souvenirs du Hellfest ! Mais ce soir, c’est bien le football qui occupe les esprits, avec le match France-Belgique. De mon côté, direction le Backstage by the Mill pour une soirée placée sous le signe du metal, de l’électro.

Une fois à l’intérieur, je me dirige vers la scène. La salle est petite et il n’y a pas de crash barrière : le public se retrouve directement au pied des musiciens. Une petite batterie est installée à droite, tandis qu’une seconde est dissimulée sous un drap noir au milieu de la scène. À 19h26, une soixantaine de personnes sont présentes. La lumière rouge baigne la salle et le stand de merchandising attire déjà du monde.

La soirée peut commencer !

BÔSE FUCHS

Une belle découverte pour ouvrir les hostilités

À 19h30, Böse Fuchs monte sur scène. Le groupe allemand se présente en trio et affiche une identité visuelle qui me plaît immédiatement. Les tenues, entre simili cuir et esthétique cybergoth, apportent une touche sombre et futuriste à l’ensemble.

Je découvre le groupe sans véritable attente. Très vite, l’énergie déployée sur scène attire mon attention. Les trois musiciens ne restent pas en place et le public commence à bouger. La salle se remplit progressivement au fil du set.

Vers la quatrième ou cinquième chanson, un circle pit se forme dans la fosse. L’ambiance monte d’un cran et les premiers mouvements de foule donnent le ton de la soirée. Malgré la petite taille de la scène, le groupe ne manque pas d’énergie.

Entre les morceaux, les échanges avec le public se font en anglais. Le groupe plaisante sur son niveau de langue : un anglais pas terrible, mais un français encore pire ! En attendant, ils parlent toujours mieux anglais que moi.

Le set dure une trentaine de minutes et se termine à 20h. Je retiens notamment l’énergie du batteur, particulièrement impressionnant sur scène, qui n’a que 19 ans.

Je ne connaissais pas Böse Fuchs avant ce concert, mais cette première rencontre me donne envie d’aller écouter davantage leur musique. Une bonne surprise pour commencer la soirée !

Après leur passage, la batterie est retirée afin de préparer la scène pour le groupe suivant.

Découvrez BÔSE FUCHS avec leur titre « Vagus »

Babybeard

Du kawaii, du growl et un joyeux bazard

BABYBEARD est un groupe de pop metal japonais formé autour de Ladybeard, artiste australien connu pour ses performances exubérantes, ses costumes et sa voix capable de passer du chant au growl. Le projet mélange les codes de la J-pop, les mélodies accrocheuses et les voix saturées du metal.

À 20h20, place à BABYBEARD ! La scène est désormais moins encombrée. Il ne reste qu’une batterie, toujours cachée sous son drap noir. Dans la fosse, je remarque plusieurs filles habillées en lolita, avec des bâtons lumineux colorés. Je comprends mieux leur présence dans la file d’attente un peu plus tôt !

Je découvre le concept en direct, même si quelques vidéos du groupe étaient déjà passées sur mes réseaux sociaux. Deux jeunes artistes en tenue lolita débarquent sur scène, bientôt rejoints par Ladybeard lui aussi habillé dans ce style. Et là, le spectacle commence vraiment !

Aucun musicien ne joue sur scène. Les instruments sont diffusés en bande-son, tandis que les artistes assurent les chants et les chorégraphies. Les voix féminines apportent le côté pop et kawaii, pendant que Ladybeard enchaîne avec son growl. Le contraste est total.

Une ambiance qui ne retombe pas !

Le groupe joue avec le public et l’ambiance devient complètement déjantée. À la quatrième chanson, un mosh pit se forme, suivi d’un wall of death. On est loin d’un concert d’idols classique !

Sur scène comme dans la fosse, ça bouge dans tous les sens.

« This is remarkable, Paris ! » lance le groupe. L’énergie ne retombe pas et les réactions sont partagées dans la fosse. Certains semblent un peu déconcertés par cette proposition, tandis que d’autres jouent pleinement le jeu.

Avant de poursuivre, le groupe remercie le public en japonais « arigatō ». Une petite touche qui rappelle les origines du concept et son lien avec la culture pop japonaise.

Le set ne dure qu’une trentaine de minutes. Lorsque le groupe annonce qu’il ne reste qu’une chanson, des huées retentissent dans la fosse. Le public en redemande !

De mon côté, j’ai passé un très bon moment. Ce n’est pas forcément le genre de musique que j’écouterai régulièrement, mais le spectacle fonctionne particulièrement bien en live. Je connaissais déjà quelques vidéos, sans jamais avoir vu le groupe sur scène. Je ne m’attendais pas à cette surprise et je suis ravie d’avoir pu les découvrir en concert.

Après leur départ, le drap noir est retiré et laisse apparaître une batterie transparente. La salle s’est bien remplie : il est maintenant temps de laisser la place aux têtes d’affiche.

Découvrez le titre « 「ぴえナイザー」 »

SAMURAI PIZZA CATS

Une fosse en ébullition et un concert sans temps mort

Originaire de Castrop-Rauxel, en Allemagne, Samurai Pizza Cats est un groupe de metalcore formé en 2021 autour du guitariste Daniel Haniß, également connu pour son travail avec Electric Callboy. Le groupe mélange metalcore, deathcore et sonorités électroniques. Après un premier album, « You’re Hellcome », sorti en 2023, la formation a sorti « Press Start » le 27 mars 2026 chez Century Media Records.

Cette tournée européenne, baptisée « Press Start European Tour 2026 », passe par Paris le 5 octobre, entre les dates de Tilburg et de Bochum.

La salle est maintenant pleine. Sur la petite estrade centrale, un bouton rouge vient d’être déposé par le staff. En attendant le début du concert, le public reprend en chœur une chanson de Pokémon. Après l’énergie de BABYBEARD, la transition semble plutôt bien choisie !

À 21h09, un homme portant une tête de panda monte sur scène et appuie sur le fameux bouton. La musique s’arrête instantanément et la salle plonge dans le noir. À côté de moi, une petite fille porte elle aussi un costume de panda. Le décor est planté.

Le public crie, l’écran LED s’allume et Samurai Pizza Cats entre en scène !

Dès les premières minutes, le groupe donne le ton. Les morceaux s’enchaînent, le public saute et les premiers slammeurs passent au-dessus de la foule. Le chanteur ne se contente pas de pousser sa voix : il aide aussi les personnes qui slamment à rejoindre la scène.

Un début de concert survolté

Vers 21h34, le chanteur lance : « Are you ready to death, Paris ? » Le public sait ce qui l’attend : un wall of death ! La fosse s’écarte, puis les deux côtés se rejoignent dans un mouvement collectif. L’ambiance est déjà impressionnante.

Mais le concert connaît aussi un petit imprévu. La caisse claire de la batterie se fissure et doit être remplacée rapidement. Le chanteur prend alors le relais pour combler le temps nécessaire à l’intervention des techniciens. Il en profite pour demander au public de faire du bruit pour eux. Une fois la batterie remise en état, le concert reprend presque aussitôt.

Pas question de laisser retomber la pression. Les slams continuent, les premiers rangs sautent et le chanteur reste attentif aux personnes qui passent au-dessus de la foule. Depuis ma place, presque au pied de la scène, je profite pleinement de cette proximité avec le groupe.

Puis vient le moment de parler pizza. « What about pizza? What about pineapple pizza? » demande le chanteur. La réponse du public prochain titre.

BABYBEARD rejoint la fête

Un peu plus tard, sur le titre « Ramen-Man », BABYBEARD rejoint Samurai Pizza Cats sur scène. La rencontre entre les deux univers fonctionne parfaitement dans le contexte de cette soirée : le metal électronique des Allemands rencontre les performances pop et déjantées du groupe japonais.

La fosse est en délire. Les mains se lèvent, les « oh oh oh » résonnent dans la salle et les premiers rangs participent à chaque sollicitation. Le chanteur de BABYBEARD tend les mains vers le public pour taper dans celles des spectateurs. La scène est petite, mais elle ne semble jamais trop étroite pour accueillir toute cette agitation.

Des morceaux repris en chœur et une salle qui tremble

Le concert se poursuit avec « City of Gold ». Le chanteur explique que c’est la première fois qu’il interprète ce morceau en France. Il demande alors à tout le monde d’allumer la lampe torche de son téléphone et de la diriger vers la scène. Peu à peu, les lumières des téléphones illuminent la salle.

Le moment est plus calme visuellement, mais le public reste impliqué. La parenthèse ne dure pas longtemps : « Pandastruck » arrive ensuite et la fosse repart de plus belle.

Les titres s’enchaînent, les circle pits se forment au fil du concert et les slammeurs continuent de traverser la foule.

Je remarque également de nombreux tee-shirts Electric Callboy dans le public. Ce n’est pas un hasard : Daniel Haniß, le guitariste de Samurai Pizza Cats, est aussi connu pour son implication dans ce groupe allemand. Les deux formations partagent donc un lien direct, ce qui explique en partie la présence de leurs fans respectifs.

Sur Jump, le sol tremble littéralement sous les sauts du public. La salle entière semble bouger au même rythme. La proximité avec la scène, l’absence de crash barrière et l’énergie collective rendent le concert particulièrement physique.

Une setlist bien ancrée dans Press Start

Le concert est largement consacré à « Press Start », le dernier album du groupe. On y retrouve notamment « Super Zero », « Penguin Supreme », « Fear No Slice », « City of Gold », « Pandastruck » et « T-Rex(plosion) ». Le groupe fait aussi une place à son premier album, « You’re Hellcome », avec « Falling Down », « Burn », « Have a G.O.O.D. Day! », « Alpha », « Last Player », « Outcast », « The Wolf in Me », « You’re Hellcome » et « Freakshow ».

Samurai Pizza Cats ne laisse que peu de répit au public. Entre les sauts, les circle pits, les slams et les interactions avec les musiciens, la fosse reste en mouvement presque du début à la fin.

Set List : Super Zero / Falling Down / Penguin Supreme / Burn / Have a G.O.O.D. Day! / Alpha / Last Player / Outcast / Fear No Slice
/ Ramen-Man (with BABYBEARD) / The Wolf in Me / You’re Hellcome / Welcome to the Fightclub / Freakshow / City of Gold / Pandastruck / T-Rex(plosion) / Pizza Homicide.

Découvrez le titre « Ramen-Man » (feat. Babybeard)

Verdict

Cette soirée au Backstage by the Mill m’a permis de découvrir trois propositions très différentes. Böse Fuchs m’a donné envie d’explorer davantage leur musique, BABYBEARD m’a surprise avec son mélange de kawaii et de growl, tandis que Samurai Pizza Cats a transformé la salle en véritable terrain de jeu.

J’ai particulièrement apprécié la proximité avec la scène et l’énergie du public. Malgré le petit incident technique sur la batterie, le concert de Samurai Pizza Cats a repris rapidement et l’ambiance n’a pas faibli.

Je repars avec de belles découvertes et le sentiment d’avoir vécu une soirée aussi déjantée qu’efficace.

Si BABYBEARD n’est pas forcément le groupe que j’écouterai le plus chez moi, je comprends mieux pourquoi ses performances font parler d’elles sur les réseaux sociaux.

Merci à Gil (VERYSHOW) pour l’accréditation et sa confiance.

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