MENNECY METAL FEST – J3 – Live report

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Le Mennecy Metal Fest revient pour sa 14e édition au parc de Villeroy, à Mennecy, du 4 au 6 septembre 2026. Pour cette nouvelle édition, le festival propose plus d’une trentaine de groupes répartis sur trois jours et deux scènes. L’affiche mélange groupes internationaux, formations françaises et découvertes plus locales. Saxon, Oomph!, Alestorm et Ultra Vomit occupent le haut de l’affiche.

Dimanche 6 septembre 2026 –
Troisième et dernière journée au Mennecy Metal Fest !

Dernier réveil au Mennecy Metal Fest ! Après deux journées bien remplies au parc de Villeroy, il est déjà temps de profiter de cette troisième et dernière journée. Enfin, « profiter » est peut-être un grand mot : je me réveille avec un mal de gorge, et la fatigue commence à se faire sentir. Surtout, avec les fortes chaleurs des derniers jours, la poussière omniprésente et les heures passées devant les scènes.

Mais le programme est loin d’être terminé ! Cette dernière journée doit notamment accueillir plusieurs groupes que j’attends, ainsi que deux rendez-vous particuliers : la projection du documentaire « 118, Telemly » le matin (dont nous vous parlerons plus tard) ainsi qu’une interview du maire de Mennecy.

Après cette parenthèse cinématographique, direction le festival. Et changement de programme par rapport aux jours précédents : le premier concert de la journée se fera sur l’Eye Stage et non sur la Menn’ Stage. La programmation de cette dernière journée promet encore de belles découvertes, avec du metal progressif, du thrash, du heavy, du death technique, mais aussi une bonne dose d’humour.

Et puisque le Mennecy Metal Fest aime mélanger les genres, il y en aura vraiment pour tout le monde : des amateurs de metal extrême aux familles venues découvrir le spectacle d’Helldebert, jusqu’aux fans d’Ultra Vomit qui attendent déjà le grand final.

Mennecy Metal Fest – Running order de la troisième journée

Projection du film « 118, Telemly »

À 11h00, direction l’espace culturel Jean-Jacques Robert, pour assister à la diffusion du documentaire « 118, Telemly ».
Nous vous en parlerons plus tard, dans un prochain article dédié.

Veihima

Pour ouvrir cette dernière journée, c’est Veihima qui monte sur la Eye’ Stage à 12h55.

Pour ouvrir cette dernière journée, le Mennecy Metal Fest met à l’honneur Veihima, l’un des lauréats du tremplin organisé par Le Stock. Originaire de l’Essonne, le groupe a été fondé en mai 2024. Malgré son jeune âge, il développe déjà un univers musical qui mélange metal progressif, metalcore et sonorités modernes.

Sur scène, les musiciens affichent une belle énergie. De petites têtes de dragons installées devant le micro du chanteur-guitariste contribuent à installer l’univers mystique du groupe. Le public est encore peu nombreux à cette heure matinale. Cela n’empêche pas les quatre musiciens de défendre leurs compositions avec enthousiasme.

Interview du Maire de Mennecy

Nous avons eu l’opportunité d’avoir un court échange avec Jean-Philippe Dugoin-Clément, le Maire de Mennecy, pour échanger autour du festival, son histoire depuis sa première édition en 2012 et de sa place dans la vie de la commune.

Stoned

Le groupe monte sur l’Eye Stage à 14h10.

Après l’interview, retour devant la scène avec Stoned, groupe originaire de Chartres qui propose un mélange de hardcore et de metalcore. La formation joue sur les contrastes entre riffs lourds, rythmiques agressives et alternance de voix.

Mais Stoned n’est pas venu seul : le groupe est accompagné d’un lapin ! Ou, plus précisément, d’un personnage portant un masque de lapin. Il se promène d’ailleurs sur le site depuis le début du festival.

Quelques problèmes de son viennent perturber le début du concert, mais l’énergie reste présente dans le pit. Le lapin n’y ai pas pour rien, puisqu’il tente tant bien que mal à combler ce léger retard.

Sur scène, le groupe ne perd pas de temps. Les musiciens enchaînent les morceaux tandis que les chanteurs sollicitent régulièrement le public. Les demandes de circle pit et de wall of death contribuent à faire monter la température dans la fosse.

Le lapin participe lui aussi à ce joyeux désordre, provoquant les festivaliers et attirant les regards. Un invité, rejoint également le groupe au micro, prolongeant cette ambiance de fête sans interruption.

Côté public, la réponse est immédiate : la fosse s’anime et le concert prend rapidement des allures de défouloir collectif.

Une prestation qui tranche avec le début de journée encore calme et qui rappelle que, sur une affiche aussi variée, les ambiances peuvent changer d’une scène à l’autre en quelques minutes.

Seven Metal Sins

À 14h50, changement d’ambiance avec Seven Metal Sins, formation de heavy metal venue de Nouvelle-Aquitaine. Le groupe a été formé en 2024 par Stéphane Lacoude et Patrick Soria, anciens membres de Manigance, avant d’être rejoint par le chanteur Claw-G et les guitaristes Antton Iriart et Frédéric Auclerc. Leur premier single, Hypocrisy, est sorti en 2025 et a été suivi par leur premier album, Legacy Of Chaos.

Le quintette puise dans les racines du heavy metal classique, avec des influences speed et power metal. Les riffs acérés, les solos de guitare et les refrains puissants rappellent la tradition du heavy des années 1980, tout en conservant une énergie plus moderne.

Le groupe a sorti son premier single, Hypocrisy, en 2025, avant de sortir son premier album, Legacy Of Chaos, chez Rockshots Records en 2026. Les textes abordent notamment le chaos, la guerre, l’effondrement environnemental et les univers dystopiques.

À Mennecy, le groupe doit défendre ce premier album devant le public de la Menn’ Stage. Le concert commence avec quelques difficultés techniques : la voix sature et certains solos de guitare semblent affectés par le mixage. Heureusement, la situation s’améliore au fil de la prestation.

Le pit reste relativement calme. Le groupe parvient ainsi à maintenir une bonne dynamique malgré les problèmes de son du début.

Dreamcatcher

On reste dans le heavy metal avec Dreamcatcher, groupe francilien formé en 2001. La formation mélange heavy et thrash metal et s’est construite autour de son chanteur et fondateur Chris Garrel. Le groupe compte déjà plusieurs albums à son actif, dont Emerging From The Shadows, Blood On The Snow et The Road So Far.

À Mennecy, il s’agit de leur deuxième passage au festival. Le chanteur et fondateur Chris Garrel se montre théâtral, interprétant les morceaux avec beaucoup d’expressivité et n’hésitant pas à se rapprocher de ses musiciens pour partager certains passages.

Le concert alterne des morceaux énergiques et des séquences plus lentes, laissant davantage de place aux mélodies. Le pit reste relativement calme, mais le public présent devant la scène semble apprécier cette diversité.

Le pit reste plutôt calme, mais le public est présent devant la scène. Le groupe profite notamment de ce passage pour rappeler, avec humour, qu’il n’a évidemment rien à voir avec le groupe de K-pop portant également le nom Dreamcatcher : ici, on parle bien de heavy metal.

Le set comporte notamment « A Battle We Could Not Win », « Full Blooded Indians », « The Woman in White », « Tatanka », « TRUSTN01 », « Dreamcatcher » et « Parasite ». Le concert puise dans plusieurs périodes du groupe, de Emerging From The Shadows à Blood On The Snow, en passant par The Road So Far et Bleeding Heart.

Heart Attack

Après le heavy metal de Dreamcatcher, changement radical d’ambiance avec Heart Attack, groupe originaire de Cannes. Formée en 2007, la formation développe un thrash metal moderne enrichi d’influences groove metal, metalcore et heavy metal. Le résultat repose sur des riffs incisifs, des rythmiques puissantes et une énergie particulièrement adaptée aux grandes scènes.

Mené par le guitariste et chanteur Kévin Geyer, le groupe s’est progressivement construit une place sur la scène française grâce à ses compositions agressives et à ses prestations scéniques particulièrement physiques.

J’ai découvert ce groupe tout récemment au Plane’R Fest. L’ambiance était déjà incroyable et je suis ravie de les retrouver aujourd’hui.

Je redoute déjà les nuages de poussières qui vont s’échapper du pit ..

Les musiciens montent sur scène avec des masques de yōkai, créatures surnaturelles du folklore japonais. Ils les retirent après environ une minute pour laisser place à un concert qui ne tarde pas à faire monter la température.

Les riffs s’enchaînent et le public répond immédiatement aux sollicitations du groupe. La fosse commence à bouger, puis le guitariste descend dans le pit. Un circle pit se forme autour de lui, tandis que deux walls of death sont lancés au cours du concert.

Les slams s’enchaînent également. Avec la chaleur et la poussière, les conditions deviennent particulièrement éprouvantes, mais cela ne semble pas freiner les festivaliers.

Le groupe accueille aussi une chanteuse invitée, Audrey Dandeville, chanteuse d’opéra, pour un passage qui apporte une couleur supplémentaire à cette prestation déjà intense.

C’est clairement la meilleure ambiance de la journée à ce stade. La fosse est en mouvement, les échanges entre le groupe et le public sont constants et l’énergie ne retombe pas.

Heart Attack démontre qu’il est possible de mélanger plusieurs influences sans perdre en efficacité sur scène.

Une prestation qui donne envie de découvrir davantage la discographie du groupe et de les revoir en concert.

Je suis littéralement couverte de poussière, mes boîtiers et objectifs aussi. Mais quelle ambiance !

Hell-Born

La suite de la programmation nous emmène en Pologne avec Hell-Born, formation de metal extrême fondée à Sopot en 1996 par Adam « Baal Ravenlock » Muraszko et Leszek « Les » Dzięgielewski.

Le groupe mélange black metal, death metal et thrash metal dans une approche old school, brutale et sans concession. Les thèmes abordés sont sombres, avec des références à l’enfer, au satanisme et à l’Apocalypse.

Hell-Born possède également un lien avec l’histoire du metal extrême polonais : ses deux fondateurs sont passés par Behemoth, tandis que Les a également été associé à Damnation. Cette expérience se retrouve dans une musique qui privilégie les riffs agressifs et les ambiances obscures.

Le groupe fait partie des formations internationales invitées par MusikÖ_Eye pour cette édition du festival. Son concert est programmé sur l’Eye Stage.

Je ne reste malheureusement pas devant la scène pour cette prestation. La fatigue commence à peser sérieusement et le mal de gorge ne s’améliore pas. Avec la poussière qui vole sur le site depuis plusieurs jours, la journée devient physiquement difficile.

Psykup

La Menn’ Stage accueille ensuite Psykup, groupe toulousain fondé en 1995 et connu pour son style difficile à classer, que les musiciens ont eux-mêmes baptisé « Autruche Core ».

Derrière cette appellation volontairement décalée se cache une musique qui mélange metal alternatif, mathcore, groove metal et passages expérimentaux. Les changements de rythme sont fréquents, les riffs peuvent passer brutalement d’un passage lourd à une séquence plus mélodique, et les structures des morceaux évitent souvent les schémas classiques du metal.

Le groupe est notamment porté par Julien Cassarino à la guitare et au chant, ainsi que Matthieu Romarin au chant. Sa discographie comprend plusieurs albums, dont Le Temps de la réflexion, We Love You All et Hello Karma!.

Sur scène, Psykup invite le public à accélérer le mouvement et à se lâcher. Les passages les plus lourds déclenchent des mouvements dans la fosse, tandis que les changements de rythme donnent au concert une dynamique particulière.

Je ne reste toutefois pas pour l’ensemble de la prestation, la fatigue et le mal de gorge m’obligeant à lever le pied.

Tombola

18h45. Place a l’habituelle tombola du festival qui permet de gagner une guitare Ibanez.

Liv Sin

La journée se poursuit avec Liv Sin, groupe suédois mené par la chanteuse Liv Jagrell, ancienne voix de Sister Sin.

Après la fin de cette première formation, Liv Jagrell lance son projet sous le nom de Liv Sin en 2016. Le groupe s’inscrit dans une veine heavy metal moderne, avec des éléments de metal alternatif et des influences plus sombres. La voix puissante de la chanteuse constitue l’un des éléments centraux de son identité musicale.

Le premier album, Follow Me, paraît en 2017, suivi de Burning Sermons en 2019. Le groupe poursuit ensuite son activité sur la scène européenne, avec une musique qui associe riffs lourds, refrains mélodiques et passages plus agressifs.

À Mennecy, Liv Jagrell occupe naturellement le devant de la scène. Elle interpelle régulièrement le public avec des « Come on, Mennecy! » et accompagne ses parties vocales de mouvements qui renforcent le côté théâtral de la prestation.

Le pit reste plutôt calme.

Helldebert

Arrive ensuite : Helldebert.

C’est l’un des rendez-vous les plus atypiques de cette dernière journée : Helldebert, le double metal d’Aldebert !

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore le projet, Aldebert est un auteur-compositeur-interprète français connu pour ses chansons destinées aux enfants et son univers Enfantillages. Avec Helldebert, il reprend cet univers en lui donnant une dimension rock et metal beaucoup plus affirmée.

Le projet Enfantillages 666 est une véritable passerelle entre l’univers musical des enfants et celui des amateurs de metal. Les chansons conservent leur humour, leurs mélodies et leurs textes accessibles, mais les arrangements s’inspirent de nombreux styles : hard rock, metal symphonique, punk rock, pirate metal et même black metal. Le but est de proposer un spectacle que plusieurs générations peuvent apprécier ensemble.

Sur scène, Aldebert est accompagné de Nicolas Alberny à la guitare, Nicolas Bastos à la batterie, Christophe Darlot aux claviers et Hubert Harel à la basse. Les musiciens participent pleinement au spectacle, chacun étant présenté au public au fil du concert.

Et le public est particulièrement familial aujourd’hui. Je remarque beaucoup plus d’enfants que les jours précédents. Les petits comme les grands peuvent profiter d’un spectacle qui mélange musique, chorégraphies et humour.

Le chanteur porte notamment des chaussures à roulettes, ce qui lui permet de se déplacer autrement sur scène. Le spectacle ne manque pas non plus de clins d’œil à la culture metal, avec un petit moment de guitare façon Guitar Hero avant le morceau correspondant.

Le groupe prend le temps de mettre chacun de ses musiciens en avant.

Des chansons qui abordent aussi des sujets sérieux

Derrière l’humour et les arrangements musclés, Helldebert ne se contente pas de faire rire. Avant de jouer le titre « Le Cartable« , morceau consacré au harcèlement scolaire, les écrans diffusent des images de Max Cavalera et de son fils.

Le spectacle rappelle ainsi que les chansons destinées aux enfants peuvent aussi aborder des sujets importants, sans renoncer à l’humour ni à l’énergie.

Le groupe propose également un blind test rapide et accessible, qui permet au public de participer directement. Le concert joue sur cette proximité avec les spectateurs.

Odette, la mamie du Mennecy Metal Fest !

Le moment le plus amusant arrive lorsqu’Aldebert demande s’il y a une mamie dans le public.

Une famille désigne alors Odette, qui se trouve juste devant la crash-barrière. Le chanteur ne se contente pas de lui faire un petit signe : Odette finit par monter sur scène pour la dernière chanson !

Le spectacle continue ensuite avec différents invités qui apparaissent sur les écrans. Fetus, le chanteur d’Ultra Vomit, monte sur scène. Odette se voit parée d’une cape et d’un ukuélé. Elle finira par slamer dans le public !

Une succession de moments complètement décalés qui résume parfaitement l’esprit de cette prestation.

Cette date a une signification particulière puisqu’elle marque la fin de la tournée d’Helldebert, annoncée comme la dernière étape de cette aventure sur scène.

Aldebert ne compte toutefois pas disparaître des scènes pour autant : son univers Enfantillages continue d’évoluer, avec d’autres projets et rendez-vous musicaux.Un spectacle qui aura permis aux familles de profiter du festival autrement, sans renoncer aux guitares saturées !

Le festival rappelle par ailleurs que ce concert constitue la dernière date de la tournée Helldebert.

Et même si cette aventure se termine ici, Aldebert poursuivra son activité scénique avec une nouvelle tournée Enfantillages, jamais adultes !, dont une date est notamment prévue à l’Accor Arena le 20 février 2027.

Catalyst

Après cette parenthèse familiale, retour à un metal nettement plus brutal avec Catalyst, formation originaire de Metz qui évolue dans le death metal technique.

Fondé en 2017 par le guitariste et chanteur Jules Kicka, Catalyst développe une musique qui associe la brutalité du death metal à des structures plus complexes, des changements rythmiques et des éléments progressifs. Le groupe cherche à conserver une approche agressive tout en accordant une place importante à la technique instrumentale.

La formation s’est d’abord fait remarquer avec l’EP Dawn of a Dreadful Fate, publié l’année de sa création, puis avec son premier album, The Great Purpose of the Lords, sorti en 2019. Le groupe a depuis poursuivi son développement, avec un univers conceptuel qui se prolonge d’un album à l’autre.

À Mennecy, Catalyst remplace Exocrine sur l’affiche. Et la prestation réserve une surprise : alors que le groupe évolue habituellement en quatuor, les musiciens se présentent cette fois à trois.

Cette configuration ne les empêche pas de proposer un concert particulièrement puissant.

Les morceaux enchaînent les riffs complexes, les passages rapides et les changements de rythme. Les trois musiciens restent relativement statiques sur scène, mais leur maîtrise instrumentale suffit à maintenir une forte intensité.

Le public réagit rapidement et le pit s’ouvre. La fosse se met à bouger au rythme de cette déferlante de death metal technique.

Catalyst représente une très belle occasion de découvrir une formation française qui cherche à pousser plus loin les possibilités du death metal, en associant technicité et agressivité. Une prestation qui donne envie de revoir le groupe dans de meilleures conditions et, pourquoi pas, dans une salle où il pourra développer davantage son univers.

Ultra Vomit

Il est maintenant temps de terminer ces trois jours de festival. Et pour cette dernière soirée, le Mennecy Metal Fest a choisi une formation qui sait parfaitement transformer un concert en véritable spectacle : Ultra Vomit.

Originaire de Nantes, le groupe est actif depuis la fin des années 1990. Sa particularité ? Parodier les différents styles de metal tout en les maîtrisant musicalement. Heavy metal, death metal, black metal, punk ou rock FM : rien n’échappe à son humour.

Le groupe poursuit cette aventure avec « Ultra Vomit et le Pouvoir de la Puissance« , paru en 2024. Ce disque conserve la recette du groupe : des compositions qui reprennent les codes de styles musicaux bien identifiés, avec des textes et des situations volontairement absurdes.

Un test sonore pas comme les autres

Avant même le début du concert, Ultra Vomit décide de tester le public.

Le premier essai est jugé insatisfaisant : le public ne fait pas suffisamment de bruit. La séance est donc annulée !

Une seconde chance est accordée aux festivaliers, qui doivent cette fois donner de la voix. L’objectif est simple : obtenir un maximum de bruit pour prouver que le public de Mennecy est à la hauteur.

Le résultat semble finalement convenir au groupe.

Fetus lance également le fameux « jeu du Mennecy » : chaque fois qu’un membre du groupe prononce le nom de la ville, le public doit hurler. Une manière de faire participer toute la fosse, même ceux qui ne connaissent pas encore tous les morceaux.

Le chanteur rappelle également que cela fait environ dix ans que le festival essaie de faire venir Ultra Vomit. Une attente qui trouve enfin son aboutissement sur cette édition.

Un spectacle fidèle à l’esprit d’Ultra Vomit

Sur scène, le groupe reprend les éléments qui font son succès : changements de style, références musicales, blagues et interactions avec le public.

Fetus revient notamment sur sa blessure au dos. Le groupe présente un spectacle comparable à celui joué à l’Xtreme Fest quelques semaines auparavant, ce qui permet de retrouver une mise en scène déjà rodée pour la tournée.

La setlist comprend notamment Évier Metal, Le Coq, Doigts de Metal, Quand j’étais petit, Takoyaki, Calojira, Ricard Peinard, Patatas Bravas, Tikawahukwa, Toxoplasma Gondii (Felinus Santus) et Je collectionne des canards (vivants).

Ces titres illustrent bien les différentes facettes du groupe : des morceaux qui détournent les codes du metal, d’autres qui jouent sur les références à la culture populaire, et des chansons dont le public connaît déjà les refrains.

Des remerciements à la sauce Ultra Vomit

Puis vient le moment des remerciements. Ultra Vomit demande du bruit pour tous les artistes qui ont joué pendant le festival, mais aussi pour les techniciens, la sécurité, les secouristes, les thanatopracteurs et tous les bénévoles du Mennecy Metal Fest !

Le groupe n’oublie évidemment pas les bénévoles des bars. Selon Fetus, ce sont les plus importants, puisqu’ils permettent au public d’être « ivre… mais pas bourré ! ». Une introduction parfaite pour lancer « Ricard Peinard ».

Le public reprend le morceau dans une ambiance festive. Après trois jours de concerts, les festivaliers profitent pleinement de ce dernier moment de communion avant de devoir quitter le site.

Ultra Vomit termine ainsi la saison des festivals dans une ambiance à son image : musicale, décalée et pleine d’autodérision.

Conclusion de cette troisième journée au Mennecy Metal Fest

Cette dernière journée aura été particulièrement éprouvante physiquement : mal de gorge, fatigue, poussière et petites chaleurs. Pourtant, elle aura aussi offert une programmation particulièrement variée, allant du metal moderne de Veihima au heavy de Dreamcatcher et Seven Metal Sins, en passant par le hardcore de Heart Attack, le metal familial d’Helldebert et l’humour d’Ultra Vomit.

Le dimanche aura aussi confirmé l’une des particularités du Mennecy Metal Fest : faire cohabiter des publics très différents sur un même site. Des enfants venus voir Helldebert aux amateurs de death metal, en passant par les habitués du heavy, du thrash ou du metalcore, tout le monde se retrouve finalement au même endroit.

Et pour finir ce dernier concert, Ultra Vomit aura parfaitement joué son rôle de grand défouloir final.

Il est maintenant temps de ranger l’appareil photo, de quitter le Parc de Villeroy… et surtout de commencer à récupérer de ces trois jours !

Merci à Benjamin pour l’accréditation.

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