I PREVAIL – Live report

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I PREVAIL + POLARIS + GORE – Concert au Zenith de Paris (75) – 06/10/2026

Le groupe de metal I PREVAIL a débuté une tournée européenne le 19/09, intitulée « The Violent Nature Tour ». Elle est consacrée notamment à son dernier album, Violent Nature, paru en septembre 2025.

Rock Hell Mag a eu la chance de pouvoir couvrir le concert au Zenith de Paris le 06/10.

Les groupes Polaris et Gore assuraient la première partie.

Le Zénith de Paris accueille ce soir trois groupes pour une affiche metalcore qui promet de faire du bruit : GORE, Polaris et I Prevail. Les portes ouvrent à 18h, et j’arrive tranquillement vers 18h20. À mon arrivée, quelques personnes sont déjà installées devant la scène. La fosse commence doucement à se remplir.

Sur les trois groupes programmés, je connais surtout I Prevail, que j’ai déjà eu l’occasion de voir en concert au Motocultor l’année dernière. Polaris ne m’est familier que de nom. Cette soirée est donc aussi l’occasion de découvrir de nouveaux groupes sur scène, avec deux premières parties qui vont rapidement donner le ton.

GORE

C’est GORE qui ouvre la soirée à 19h30. Le groupe américain, formé en 2022, est composé de la chanteuse Haley Roughton, du guitariste Alex Reyes, du bassiste Devin Birchfield et du batteur Wills Weller. Sa musique mêle metal moderne, passages lourds et lignes vocales mélodiques. Le contraste entre chant clair, screams et growl fait partie de son identité.

Sur scène, les quatre musiciens proposent une prestation énergique. J’accroche rapidement à leur musique, notamment à l’alternance entre chant clair et growl. La chanteuse passe d’un registre à l’autre au fil des morceaux, tandis que le groupe sollicite régulièrement le public.

Je crois comprendre qu’il s’agit de leur deuxième passage sur Paris. 

À plusieurs reprises, des appels au circle pit sont lancés. La fosse commence à s’animer et le public répond présent, même si la salle n’est pas encore remplie. Au fil des trente minutes de concert, de nouveaux spectateurs rejoignent la salle.

GORE défend notamment des titres de ses différentes sorties, dont « Then You Cannot Love Me », un EP paru en 2026 qui fait suite à « If You Do Not Fear Me », sorti en 2025.

Le set se termine à 20h. Des médiators sont lancés dans le public pour conclure cette première prestation. Pour ma part, c’est une belle découverte : j’ai particulièrement apprécié les variations vocales et l’énergie du groupe. Une entrée en matière convaincante avant l’arrivée de Polaris !

Set List : Wrath / Sepsis / Lead Me to the Slaughter / Doomsday / Pray / Crucified / Babylon.

Découvrez GORE avec leur titre « Crucified »

Polaris

Originaire de Sydney, en Australie, Polaris s’est formé en 2012. Le groupe évolue dans le metalcore, avec des riffs puissants, des passages particulièrement agressifs et des refrains mélodiques. Sa discographie comprend notamment The Mortal Coil (2017), The Death of Me (2020) et Fatalism (2023). Ce dernier album est sorti quelques semaines après la disparition du guitariste Ryan Siew, décédé en juin 2023.

Le groupe est de retour avec le single Without You, sorti en 2026. Ce titre marque une nouvelle étape pour Polaris après plusieurs années sans nouvelle chanson inédite.

Après vingt-cinq minutes de pause, Polaris monte sur scène à 20h25. Et le changement d’ambiance est immédiat !
Dès les premières notes du troisième morceau, le public se met à crier. Les spectateurs connaissent les paroles, les premiers slams s’enchaînent et la fosse s’agite dans tous les sens.

Même si je ne connaissais jusqu’ici Polaris que de nom, je me rend compte que le groupe est attendu. Plusieurs fans portent des tee-shirts à son effigie et la salle continue de se remplir, aussi bien dans la fosse que dans les gradins.

« Paris, make some noise ! »

La réponse ne se fait pas attendre : les cris résonnent dans tout le Zénith. Les morceaux s’enchaînent et les slams se poursuivent sans interruption. L’énergie est aussi présente sur scène que dans la fosse, où les spectateurs se donnent à fond.

Je découvre un groupe capable d’alterner les passages mélodiques et les séquences plus brutales sans perdre le public en route. Les sollicitations du chanteur Jamie Hails entretiennent cette dynamique, tandis que les autres musiciens participent pleinement à l’agitation sur scène.

Une montée en puissance

À mesure que le concert avance, l’ambiance monte encore d’un cran. Les morceaux sont accueillis avec enthousiasme et la fosse ne semble jamais vouloir se calmer. Je suis conquise par cette prestation ! Polaris réussit à embarquer toute la salle et transforme ses quarante minutes de concert en un véritable défouloir collectif.

À 21h05, le groupe quitte la scène après avoir clairement marqué les esprits. Pour moi, c’est la deuxième belle découverte de la soirée. Après GORE, Polaris place la barre très haut avant l’arrivée de la tête d’affiche.

La setlist fait la part belle à « Fatalism », tout en intégrant « Without You », le nouveau single du groupe. Les morceaux s’enchaînent sans temps mort et permettent de mesurer l’efficacité du metalcore de Polaris en concert.

Set List : Dissipate / Without You / All of This Is Fleeting / Landmine / Inhumane / Above My Head / Hypermania / Nightmare

Découvrez le titre « Without You »

I PREVAIL

Formé en 2013 dans le Michigan, aux États-Unis, I Prevail mélange metalcore, hardcore, nu metal et influences pop punk. Le groupe s’est notamment fait connaître en 2014 grâce à sa reprise metalcore de « Blank Space » de Taylor Swift. Son dernier album, « Violent Nature », est sorti en septembre 2025. Ce disque marque une nouvelle étape pour la formation, notamment après le départ de son chanteur Brian Burkheiser pour des raisons de santé.

Eric Vanlerberghe occupe désormais une place centrale au chant.

Après la prestation de Polaris, il faut patienter trente-cinq minutes avant de retrouver I Prevail. L’attente commence à se faire longue ! Pour faire patienter le public, un karaoké géant s’improvise sur des morceaux de Korn et Clint Eastwood de Gorillaz. Les spectateurs reprennent les chansons en chœur et l’ambiance continue de monter.

À 21h40, I Prevail entre enfin en scène. Dès le premier morceau, la pyrotechnie fait son apparition. Des flammes jaillissent et donnent immédiatement une autre dimension au spectacle. Le public est en furie et les premiers rangs chantent à pleins poumons.

La tournée européenne met à l’honneur ce nouvel album, tout en faisant une place aux titres qui ont marqué le parcours du groupe. Le public parisien semble particulièrement heureux de retrouver I Prevail : les trois premiers morceaux sont repris en chœur et les spectateurs enchaînent les chants et les mouvements dans la fosse.

« Holy shit, merci beaucoup, c’est incroyable ! » lance le groupe, qui explique qu’il s’agit de son plus gros concert à Paris. Une belle étape pour la formation américaine !

Des interactions permanentes avec le public

Le chanteur prend ensuite le temps de s’adresser au public. Il demande qui a déjà vu le groupe en concert. « Nice, welcome back ! » répond-il aux habitués, avant de souhaiter la bienvenue aux personnes qui le découvrent pour la première fois. Les interactions sont nombreuses et le groupe cherche régulièrement à faire participer toute la salle.

Il propose notamment un petit jeu autour de l’amitié : les meilleurs amis terminent les phrases l’un de l’autre. Il invite alors le public à compléter la sienne après « When I say « Violent », you say « Nature » » ». Les spectateurs jouent le jeu et répondent avec enthousiasme.

Les refrains sont repris en chœur et les « oh oh oh oh » résonnent dans tout le Zénith. Même les gradins participent à la fête, avec des spectateurs qui tapent des pieds pour accompagner la musique. Dans la fosse, les slams se poursuivent et l’énergie reste particulièrement élevée.

Le groupe demande ensuite au public de lancer un circle pit. Les spectateurs s’exécutent et la fosse s’anime de nouveau. I Prevail multiplie les échanges avec la salle et semble profiter pleinement de cette date parisienne.

« You are the loudest crowd of all tour ! »

Une belle façon de saluer l’énergie du public, qui ne ménage pas ses efforts depuis le début du concert.

Des invités surprises sur scène

Cette soirée réserve également deux belles surprises. Sur Violent Nature, Jamie Hails, le chanteur de Polaris, rejoint I Prevail pour partager le morceau avec Eric Vanlerberghe. Son apparition est courte, mais elle permet de réunir les deux formations le temps d’un titre particulièrement intense.

Autre invitée : Hayley Roughton, la chanteuse de GORE, revient sur scène pour interpréter la partie vocale d’Amira Elfeky sur « Paradise ». Après avoir ouvert la soirée avec son groupe, elle retrouve donc I Prevail pour une seconde prestation.

Ces deux apparitions donnent une dimension supplémentaire à cette affiche réunissant trois groupes. Elles permettent aussi de retrouver les artistes des premières parties dans un contexte différent, aux côtés de la tête d’affiche.

Des reprises et des titres incontournables

I Prevail reprend notamment « Blank Space » de Taylor Swift, le morceau qui a largement contribué à faire connaître le groupe au début de sa carrière. Le public chante en chœur cette reprise devenue incontournable.

La setlist réserve également quelques surprises.

Le groupe propose également une version de « Sad but True » de Metallica, avant de poursuivre avec « Rain ». La soirée se prolonge ensuite avec un solo de batterie.

Les musiciens reviennent ensuite pour la dernière partie du concert. Le public continue de répondre aux sollicitations du chanteur, tandis que les musiciens multiplient les remerciements.

Pour « Hurricane », les spectateurs reprennent les paroles à l’unisson. Les slams continuent jusqu’aux derniers morceaux, et les musiciens sont présentés avant le titre final, « Gasoline ».

Après soixante-dix minutes de concert, I Prevail termine son passage parisien sur une prestation particulièrement énergique. Entre pyrotechnie, invités surprises, reprises et interactions avec le public, le groupe a proposé un véritable spectacle.

Set List : NWO / Bow Down / Self-Destruction / There’s Fear in Letting Go / Violent Nature / Body Bag / Paradise / Blank Space (Taylor Swift cover) / Bad Things / Sad but True (Metallica cover) / Rain / Drum Solo / God / Choke / Come and Get It / Hurricane / Gasoline.

La setlist alterne ainsi entre les morceaux du nouvel album Violent Nature, des titres plus anciens et plusieurs reprises. Le groupe ne se contente pas de défendre ses dernières compositions : il propose un aperçu de différentes périodes de sa discographie, avec des titres qui permettent au public de chanter, de sauter et de participer au concert.

Découvrez le titre « Paradise » (feat. Amira Elfeky)

Verdict

Cette soirée au Zénith de Paris aura été l’occasion de découvrir deux groupes que je connaissais pas, avant de retrouver I Prevail sur une scène particulièrement spectaculaire.

GORE ouvre les hostilités avec un set de trente minutes qui retient rapidement mon attention, notamment grâce à l’alternance entre chant clair et growl. Polaris prend ensuite le relais et fait monter la température avec une fosse en mouvement permanent. Enfin, I Prevail clôture cette affiche avec un show marqué par la pyrotechnie, les refrains repris en chœur et les apparitions de Jamie Hails et Hayley Roughton.

Je retiens surtout la prestation de Polaris, qui constitue une excellente surprise. Le groupe m’a donné envie de me pencher davantage sur sa discographie. GORE est également une belle découverte, tandis qu’I Prevail confirme son efficacité en concert.

Trois groupes, trois prestations différentes et une ambiance qui n’a cessé de monter au fil de la soirée. Une belle date metalcore au Zénith de Paris !

Merci à Camille (BASE Production) pour l’accréditation et sa confiance.

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ROCK HELL MAG

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